SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 November 2022, Sunday |

Dans les 10 mois restants de son mandat que dit Aoun aujourd’hui ?

Nidaa al-Watan
A A A
Imprimer

Le président Michel Aoun a promis aux Libanais d’avoir un discours ce soir. Il a manqué la prise de parole directe et publique après que cela lui ait causé plus d’une occasion contraire à ce que les conseillers et les confidents voulaient qu’il fasse. Le Président a manqué le cinquième anniversaire de sa présidence parce qu’il n’avait rien à dire aux Libanais dans les circonstances difficiles que traverse le Liban, qui ont été sévères et dures pendant les cinq années de son règne.

Qu’est-ce que le président avait à dire ? Aurait-il parlé de réalisations? Va-t-il parler à propos du premier gouvernement de pacte qu’il voulait après les élections de 2018 ? Ou sur le gouvernement du président Hassan Diab et le bombardement du port de Beyrouth ? Ou sur le gouvernement du président Najib Mikati et l’empêcher de se réunir depuis le 12 octobre, après que le ministre de la Culture a fait irruption des pouvoirs des présidents de la république et du gouvernement quand il les a entendus avec d’autres ministres une leçon sur la paralysie de l’État et sur la menace de l’enquêteur médico-légal juge Tarek Al-Bitar?

Qu’est-ce que le président a à dire aujourd’hui après avoir parlé? On lui a conseillé de ne pas regarder directement. Une fois dans sa rencontre avec les journalistes, il a parlé des Libanais et a déclaré que ceux qui n’aiment pas son règne et la situation dans le pays peuvent migrer. Encore une fois, dans une interview avec la presse, il a dit que nous allions en enfer. Le Président de la République a clairement indiqué qu’il tentait de répondre aux amendements de la Chambre des représentants à la loi électorale. Lorsque sa tentative est tombée, les députés de son bloc parlementaire ont fait appel au Conseil constitutionnel.
Une fois de plus, la tentative a échoué, mais elle a révélé de nombreuses biographies de l’alliance et le « Courant patriotique libre », dont le président ne pouvait pas parler.
Est-ce qu’il dit qu’il y avait un accord en cours pour le dessaisissement du juge Tarek Al-Bitar en changeant le Conseil judiciaire suprême en échange de l’acceptation d’un appel contre les amendements à la loi électorale? Peut-il nier ce que le ministre Gebran Bassil a dit à propos d’un appel qu’il a reçu avant sa conférence de presse après avoir « approuvé » le Conseil constitutionnel en échange d’un vote en sa faveur dans l’appel ?
Était-il acceptable que le Conseil supérieur de la magistrature soit dissous et qu’un nouveau Conseil soit nommé, par exemple, sur la manière dont les membres du Conseil constitutionnel étaient nommés? Si Bassil acceptait, les deux membres chiites du Conseil auraient-ils voté avec la réponse et les amendements seraient-ils tombés ? Est-ce l’état des institutions dont le président veut parler aux Libanais ?

Ceux qui attendent aujourd’hui que le président Aoun renverse son alliance avec le Hezbollah peuvent se tromper.
Le président Aoun ne parlera pas de la souveraineté de l’État au Liban. Il peut répéter que l’armée libanaise est incapable de protéger le Liban et que c’est la résistance qui aide et fait le devoir.
Le président Aoun ne parlera pas de la libération de la décision présidentielle ou de la neutralité du Liban, comme l’exige le patriarche Al-Rahi. Le président Aoun ne dira pas ce que la coalition arabe a annoncé hier dans la guerre du Yémen sur le « cancer » du Hezbollah terroriste, son rôle dans cette guerre ,les preuves de son implication et de la propagation de la destruction dans la région et le monde, de le tenir responsable du ciblage des civils en Arabie saoudite et au Yémen, il ne se soucie pas de ce que fait le Hezbollah en dehors du Liban, mais considère que le parti n’utilise pas ses armes chez lui et respecte la résolution 1701.

Le Président, par exemple, ne peut pas dire quand le Cabinet se réunira. Ni quand le FMI ne pourra être convenu, ni quand le moment de sortir de l’enfer commencera. Il a peur de poursuivre l’alliance avec le Hezbollah et a peur d’en sortir. peur pour son règne et peur pour son beau-fils.

Dans les 10 mois restants de l’alliance, Michel Aoun ne peut pas inverser l’équation qu’il a construite. Cela ouvrira probablement la voie à un sondage anticipé de ce que le chef du Courant patriotique libre annoncera le 2 janvier. Peut-être dans une tentative d’attirer une rue chrétienne qui s’en est éloignée et dans un effort pour améliorer ses résultats électoraux face à une équation difficile liée à la profondeur de la relation avec le Hezbollah à un moment où l’alliance avec le parti devient un meurtre politique et Il est à distance du suicide. Entre le meurtre et le suicide, le président et son courant doivent choisir.