SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 7 February 2023, Tuesday |

L’ Affrontement judiciaire… et poursuites d’hommes politiques!

L’enquêteur judiciaire du crime de l’explosion du port de Beyrouth, le juge Tarek Bitar, a fait exploser une « bombe légale », dont les fragments ont touché le corps judiciaire, avant d’atteindre les milieux politiques et sécuritaires.

Alors qu’il surprenait tout le monde par son retour soudain dans son bureau du Palais de justice de Beyrouth, où il reprenait ses investigations, suspendues depuis 13 mois, engageant ses procédures en demandant la poursuite de huit nouvelles personnalités, dont des hommes politiques, des magistrats, et le personnel de sécurité.

Il fixe les dates de leur interrogatoire et envoie des notes pour les informer des dates des séances.

Bien que Bitar ait refusé de divulguer les noms des accusés, il a été signalé qu’ils comprenaient le directeur général de la sécurité publique, le général de division Abbas Ibrahim, le directeur général de la sécurité de l’État, le général de division Tony Saliba, et trois juges qui avaient été auparavant demandé par le procureur de la République, le juge Ghassan Oweidat, de les poursuivre.

Bitar a également décidé de libérer cinq détenus dans le dossier, qui sont l’ancien directeur général des douanes, Shafiq Marei, l’ancien directeur des opérations au port, Sami Hussein, l’entrepreneur des travaux au port, Salim Shibli, le directeur des projets du port, Michel Nahoul, et l’ouvrier syrien Ahmed Al-Rajab, et les a empêchés de voyager. Il a refusé de libérer 12 autres et les a maintenus en détention.

Il semble que l’enquêteur judiciaire, entouré de 40 poursuites intentées contre lui et réclamant sa révocation et sa destitution, ait pu préparer une étude juridique détaillée, lui permettant de reprendre ses fonctions, et justifié sa démarche soudaine, par des motifs de droit, dont l’article 357 du Code de procédure pénale.

Elle stipulait que « le Conseil de la magistrature est composé du premier président de la Cour de cassation, et de quatre membres des Cours de cassation nommés par décret pris en Conseil des ministres ; Sur la base de la proposition du ministre de la Justice et de l’approbation du Conseil supérieur de la magistrature.

Il a souligné que le même article contenait ce qui était dit à l’effet que « le même décret requiert la nomination d’un membre suppléant ou plus au Conseil de la magistrature, pour remplacer le juge originaire en cas de renvoi à la retraite, de décès ou de en cas de licenciement. »

Il a relevé que « la loi prévoyait la réponse des membres du Conseil de la magistrature, mais il n’existe aucun texte légal qui parle de la réponse de l’enquêteur judiciaire. Ce qui signifie qu’il n’est pas permis de le retourner, et donc les demandes de réponse déposées contre lui n’ont aucune valeur.