SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 8 December 2022, Thursday |

La visite de Guterres permettra-t-elle de trouver des solutions à la crise ?

Al-Anbaa
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L’arrivée du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, à Beyrouth pour une visite exceptionnelle de 4 jours n’a rien changé à la scène politique interne. Le gouvernement n’a pas le droit de se réunir, sauf en petits comités ministériels qui se réunissent au Grand Sérail pour étudier certains projets afin de prendre les décisions qui s’imposent à leur sujet, tandis que les divergences sur la loi électorale persistent, en attendant que le Conseil constitutionnel s’exprime à ce sujet ces deux jours. Quant à la bataille qui se poursuit autour de l’enquête sur l’explosion du port, elle continue de s’intensifier.

Au milieu de cette scène tragique, António Guterres a entamé le calendrier de ses rendez-vous et réunions avec les officiels par une démarche remarquable depuis le site de l’explosion dans le port de Beyrouth pour faire une minute de silence pour les âmes des martyrs.

Dans ce contexte, l’ancien ministre Rashid Derbas a exclu, en parlant avec Al-Anbaa, que la visite du Secrétaire général des Nations Unies puisse ouvrir une brèche significative dans la recherche de solutions aux dossiers litigieux en suspens, notamment en ce qui concerne la question des réunions du cabinet suspendues depuis l’incident de Tayouneh.

Et Derbas a estimé que « toute l’histoire dépend du maintien du Liban dans l’agenda humanitaire des Nations unies, sans rien changer à l’image de la scène politique, qui restera suspendue en attendant de connaître le sort des négociations sur le dossier nucléaire », décrivant « les gouvernants du pays comme des personnes insensibles aux préoccupations du peuple et à sa douleur », et il a exclu toute solution proche du dossier gouvernemental.

Au sujet de la loi électorale, Derbas n’a rien vu de nouveau, révélant qu’une décision décisive du Conseil constitutionnel n’est pas attendue.