SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2022, Wednesday |

Le Liban est dans un état d’attente…Pas de solutions et pas de gouvernement avant les vacances

Al-Anbaa
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À l’exception de la visite du chef du mouvement Hamas, Khaled Meshaal, au Liban, il n’y avait rien de nouveau dans l’impasse libanaise existante depuis un certain temps. Les différentes parties s’accrochent à leurs positions, ce qui conduit à un état d’effondrement continu.

Et des sources politiques ont indiqué par le biais d’ « Al-Anbaa » que « la position du Hezbollah est toujours la même, tout comme celle du mouvement Amal et du président Nabih Berri, qui appellent à trouver une solution au mécanisme d’enquête adopté par le juge Tarek Bitar dans l’attentat du port de Beyrouth. »

Les sources ont également souligné que la position du président Michel Aoun est liée à la recherche d’un grand règlement. Et le Premier ministre Najib Mikati maintient sa position, refusant de démissionner, considérant que cela conduira à une détérioration supplémentaire, préférant travailler à travers des comités ministériels pour mettre en œuvre les accords requis avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

Par conséquent, aucune solution ne se présente et des sources bien informées indiquent par le biais d’Al-Anbaa qu’il n’y a aucune initiative du Hezbollah pour rapprocher les points de vue de ses deux alliés, les présidents de la République et du Parlement. Les sources précisent que le Hezbollah est directement concerné par cette crise, et qu’il refuse tout compromis et n’est donc pas en mesure de prendre l’initiative de régler les conditions et les problèmes, mais ce qu’il peut faire, c’est seulement réduire la tension entre les deux parties.

A la lumière de cette division et de ces désaccords, le Liban se prépare à recevoir le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, qui arrive à Beyrouth dimanche soir pour une visite exceptionnelle. Au cours de cette visite, il rencontrera les trois présidents et des représentants de la société civile, et il insistera sur l’ampleur de l’intérêt international pour le Liban et sur le fait que le Liban figure toujours sur la carte de la communauté internationale.

Par conséquent, le Liban restera en état d’attente jusqu’à la fin de la visite du Secrétaire général des Nations Unies, et peut-être même au-delà des vacances, alors que l’on s’attend à ce que la bataille politique se ramifie et affecte de nombreux dossiers, notamment les divergences sur la date des élections.