SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 18 May 2022, Wednesday |

100 personnes ont été tuées dans une attaque contre un village a Burkina Faso

Une centaine de civils ont été tués, aujourd’hui samedi, lors d’une attaque par des hommes armés dans la nuit contre un village du nord du Burkina Faso.

Dans une déclaration au gouvernement éthiopien, le gouvernement a annoncé que « l’attaque s’est produite la nuit dernière et a entraîné le meurtre d’habitants du village de Solhan, ainsi que l’incendie de maisons et du marché », qualifiant les assaillants de « terroristes ».

Une source sécuritaire a indiqué à l’AFP que « des hommes armés non identifiés ont attaqué le village de Tadriyat, tuant 13 civils ». Il a ajouté qu’un civil des forces auxiliaires « est venu pour aider » la population, et qu’il a également été tué. Une source locale a confirmé l’attaque et le résultat.

L’armée poursuit les assaillants et aide les civils, selon la source sécuritaire.

« Les assaillants transportaient de nombreux biens de la population, notamment des motos et des têtes de bétail », a indiqué la source sécuritaire, sous couvert d’anonymat.

Le Burkina Faso est un pays pauvre sans débouché maritime au cœur de la région du Sahel. Il combat une violente insurrection islamiste. Tadriyat est proche de Tokabengo, situé dans la région de Marouki de la région d’Oudalan, près de la frontière avec le Mali au nord et le Niger à l’est.

Une source sécuritaire a déclaré qu’un convoi militaire et des membres des forces auxiliaires se sont affrontés avec les forces à Katya, dans la même zone vendredi, sans faire de victimes.

La même source a évoqué une autre attaque dans la nuit de vendredi, samedi, qui visait une base des forces auxiliaires et des civils à Solhan, dans la région de Yaga, adjacente à la frontière avec le Niger au sud-est. Aucun blessé n’a été signalé dans l’immédiat.

Les forces auxiliaires, appelées Volontaires pour la Défense de la Patrie, sont une force de défense civile combattant les djihadistes, qui a été constituée en décembre 2019 pour soutenir l’armée, qui manque d’équipements dans la lutte contre les extrémistes.

Les volontaires suivent deux semaines de formation militaire, puis travaillent aux côtés des forces de sécurité sur des missions de surveillance, de collecte d’informations et d’escorte. Plus de 200 membres de ces forces ont été tués, selon un décompte de l’AFP.