SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 November 2022, Tuesday |

40 jours après la mort de Mahsa Amini…Les manifestations en Iran se poursuivent

Les forces de sécurité iraniennes se sont déployées aujourd’hui (mercredi 26/10/2022) dans toutes les villes iraniennes, et dans la ville kurde de Saqez en particulier, après 40 jours du meurtre de la jeune femme iranienne, Mahsa Amini, dans l’un des centres de détention de la police des moeurs iranienne.

Selon l’organisation iranienne de défense des droits de l’homme, les forces de sécurité iraniennes se sont déployées dans les rues par crainte de manifestations, après 40 jours du meurtre de la jeune femme, surtout après les appels à la grève et aux manifestations de masse lancés par les militants, mercredi.

On s’attend à ce que les manifestations ne se limitent pas à la ville de Saqez, et qu’elles s’étendent aux différentes villes iraniennes où les protestations se sont étendues depuis le meurtre d’Amini.

Les étudiants ont manifesté dans les universités à travers l’Iran, mardi, malgré la répression dont ils font l’objet. Des étudiants de l’université Shahid Chamran à Ahvas (sud-ouest) ont scandé : « Un étudiant peut mourir, mais il n’acceptera pas l’humiliation ».

Les jeunes femmes et les étudiantes sont à l’avant-garde des protestations qui ont suivi la mort d’Amini le mois dernier, après son arrestation pour avoir prétendument violé le code vestimentaire strict de l’Iran.

Amini, 22 ans, Iranienne d’origine kurde, est morte le 16 septembre, trois jours après avoir été arrêtée par la police des mœurs lors d’une visite à Téhéran avec son jeune frère.

Selon des militants, les services de sécurité ont averti la famille d’Amini de ne pas organiser de cérémonie à l’occasion de l’anniversaire de sa mort, et de demander aux gens de se rendre sur sa tombe, mercredi, dans la province du Kurdistan, sinon « ils devraient s’inquiéter pour la vie de leur fils. » Mercredi marque le 40e jour depuis la mort d’Amini.

Mardi, l’agence de presse IRNA a publié une déclaration de la famille disant : « Compte tenu des circonstances et afin d’éviter tout problème malheureux, nous ne commémorerons pas le 40e jour depuis la mort d’Amini. »

Les militants ont déclaré que la déclaration avait été publiée sous pression, notant qu’une cérémonie d’hommage sera cependant organisée sur la tombe d’Amini.

Des vidéos publiées sur Internet montrent des étudiants manifestant, mardi, à l’université Beheshti et à l’université de technologie Khoja Nasir Tosi à Téhéran, ainsi qu’à l’université Shahid Chamran à Ahvas, dans la province du Khuzestan.

Ces nouvelles manifestations interviennent un jour après que des militants ont accusé les forces de sécurité d’avoir battu des écolières à l’école Al-Sadr (pour filles) à Téhéran, lundi.

La chaîne « 1500 tasvir » a rapporté que « des filles du lycée Al-Sadr ont été attaquées, déshabillées, fouillées et battues ».

Au moins une écolière, Sana Soleimani, 16 ans, a été emmenée à l’hôpital, selon la chaîne « 1500 tasvir », qui surveille les violations commises par les forces de sécurité iraniennes.

Elle a ajouté : « Des dizaines de personnes ont ensuite protesté devant l’école. Les forces de sécurité ont attaqué le quartier et tiré des balles sur les maisons des gens. »

De son côté, le ministère iranien de l’Éducation a déclaré qu’une dispute s’est produite entre des élèves et leurs parents, et le personnel de l’école après que le directeur leur a demandé de respecter les règles d’utilisation des téléphones portables.

Une vidéo a montré des familles criant pour obtenir des informations devant l’école dans le quartier de Salsabil à Téhéran.

Des rapports similaires ont alimenté la colère des Iraniens face à la répression, qui, selon l’Iran Human Rights Watch, basé à Oslo, a fait au moins 141 morts depuis mardi.

    la source :
  • alarabiya