SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 February 2023, Thursday |

À cause des exécutions…Les Pays-Bas préparent un quatrième train de sanctions contre Téhéran

Le ministre néerlandais des affaires étrangères, Wopke Hoekstra, a convoqué l’ambassadeur d’Iran à la suite de l’exécution de deux manifestants, et a appelé les États membres de l’Union européenne à faire la même chose.

Le ministre néerlandais a déclaré, par le biais d’un message sur Twitter : « J’ai été terrifié par les exécutions horribles » perpétrées par le gouvernement iranien, hier, samedi, selon le média espagnol « Europa Press ».

Hoekstra a ajouté : « Je vais convoquer l’ambassadeur d’Iran pour souligner notre grave préoccupation, et j’appelle les États membres de l’Union européenne à faire de même. »

Hoekstra a en outre déclaré que les Pays-Bas préparent déjà un quatrième train de sanctions contre l’Iran en matière de droits de l’homme, et qu’ils ont l’intention de le présenter lors de la prochaine réunion du Conseil des affaires étrangères de l’UE.

Pour sa part, le ministre britannique des Affaires étrangères James Cleverly a condamné, hier, samedi 7/1/2023, l’exécution par l’Iran de deux manifestants, et l’a exhorté à « cesser immédiatement la violence contre son peuple. »

« L’exécution de Mohammad Mehdi Karami et de Seyyed Mohammad Hosseini par le régime iranien est odieuse », a déclaré Cleverly sur Twitter. « Le Royaume-Uni s’oppose fermement à la peine de mort en toutes circonstances ».

Depuis le 16 septembre, l’Iran connaît des protestations suite à la mort de la jeune femme, Mahsa Amini, trois jours après son arrestation par la police des mœurs pour ne pas avoir respecté le code vestimentaire strict du pays.

Depuis le début des protestations, la justice a condamné à mort 14 personnes pour leur implication dans les manifestations, selon un décompte de l’AFP basé sur des informations officielles. Parmi elles, la peine de mort a été exécutée contre quatre personnes, et la Cour suprême a confirmé deux jugements contre deux autres, tandis que six nouveaux procès sont en attente, et deux autres peuvent faire appel.

Les militants affirment que des dizaines d’autres personnes font l’objet d’accusations passibles de la peine de mort.