SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

A l’issue du sommet d’Alger… les dirigeants arabes soulignent la centralité de la cause palestinienne

Mercredi, à l’issue d’un sommet organisé par l’Algérie, le premier en trois ans, les dirigeants arabes ont souligné la centralité de la question palestinienne, mais ils n’ont pas abordé directement les divisions existantes entre leurs pays concernant la paix avec Israël, ni les résultats de les élections israéliennes, qui s’orientent vers la formation d’un nouveau gouvernement de droite.

La déclaration finale du sommet arabe a affirmé « la centralité de la cause palestinienne et le soutien absolu aux droits inaliénables du peuple palestinien, y compris son droit à la liberté, à l’autodétermination et à l’incarnation d’un État palestinien indépendant et pleinement souverain sur le lignes du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, et le droit au retour et à l’indemnisation des réfugiés palestiniens conformément à une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies n° 194 de 1948.

La déclaration d’Alger émanant du sommet comprenait « l’accent sur la nécessité de poursuivre les efforts et les efforts pour protéger la ville occupée de Jérusalem et ses lieux saints… (et) la demande de lever le siège israélien sur la bande de Gaza et la condamnation de l’utilisation de force de la puissance occupante contre les Palestiniens ».

Cependant, les dirigeants réunis n’ont proposé aucune nouvelle proposition pour soutenir les droits des Palestiniens ou leur quête d’un État, au milieu de la déception de nombreux Arabes qui en ont assez de la rhétorique creuse sur la question.

Aujourd’hui, mercredi, les Palestiniens se sont réveillés avec de nouvelles craintes quant à leur sort, car il semble que l’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se prépare à revenir au pouvoir par le biais d’une coalition qui pourrait être l’une des coalitions les plus à droite de l’histoire d’Israël.

Il n’y a pas non plus eu de mention officielle des élections israéliennes lors des nombreux discours qui ont abordé les droits des Palestiniens.

Depuis le dernier sommet arabe en 2019, les pays des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Maroc et du Soudan ont convenu de normaliser les relations diplomatiques avec Israël, tout en affirmant dans le même temps leur soutien à la création d’un État palestinien avec Jérusalem comme siège. Capitale.

Aucune consultation montrant les divisions entre les pays arabes sur la paix avec Israël et la manière de soutenir la cause palestinienne n’a été diffusée lors du sommet, qui a été absent de nombreux dirigeants éminents.

    la source :
  • Reuters