SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 October 2022, Tuesday |

Al Bourhan : On ne s’oppose pas au retour de Hamdok

Aujourd’hui, mardi, le chef de l’armée soudanaise, Abdel Fattah Al-Bourhan, a réaffirmé à la secrétaire d’État adjointe aux Affaires africaines Molly Phee, que le Conseil souverain ne s’oppose pas au retour d’Abdallah Hamdok à la tête d’un gouvernement de compétences civiles.

Al-Bourhan avait précédemment annoncé à plusieurs reprises qu’il ne s’opposait pas au retour de Hamdok, mais ce dernier a adhéré à un certain nombre de conditions, dont la plus importante est la libération de tous les détenus, et un retour avant le 25 octobre (2021), jour où les forces armées ont imposé la dissolution du gouvernement, déclarant l’état d’urgence, et suspendant le travail avec certains articles du document constitutionnel.

Et le département d’État américain a annoncé dans un communiqué hier, lundi, que la secrétaire d’État adjointe aux Affaires africaines est arrivé au Soudan dans le but de pousser à une solution à la crise.

Le communiqué indique également, selon ce qu’a rapporté l’Associated Press, que Phee exhortera, lors de ses rencontres aujourd’hui, un certain nombre de dirigeants du pays, à libérer les fonctionnaires et les hommes politiques arrêtés depuis que les forces armées ont annoncé l’imposition d’un certain nombre de mesures exceptionnelles, et à rétablir Hamdok dans ses fonctions.

Il convient de noter que des dizaines de dirigeants politiques et de ministres sont toujours détenus depuis l’aube du 25 octobre dernier, et que le premier ministre est toujours assigné à résidence, comme l’a confirmé plus d’une fois l’envoyé de l’ONU dans le pays.

Dissolution du gouvernement et du Conseil souverain

Ce jour-là, Al-Bourhan a annoncé la dissolution du gouvernement et du Conseil souverain, ainsi que la dissolution d’un certain nombre de comités, et le renvoi d’un certain nombre d’ambassadeurs à l’étranger.

Depuis cette date, des efforts ont été lancés localement et à l’extérieur pour résoudre la crise, mais Hamdok s’en est tenu à la condition de libérer les détenus, et de revenir à la situation antérieure aux mesures exceptionnelles, afin d’accepter une proposition qui lui a été soumise par l’armée par l’intermédiaire de médiateurs pour former un nouveau gouvernement.

    la source :
  • alarabiya