SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2022, Wednesday |

Amérique : Nous suivrons de près les manifestations prévues au Soudan

À la veille des millions de manifestations au Soudan, l’envoyé spécial des États-Unis pour la Corne de l’Afrique, Jeffrey Feltman, a souligné que Washington suivra de près les manifestations attendues samedi au Soudan.

Il a révélé qu’il s’était entretenu avec Abdel-Fattah Al-Bourhan, Abdallah Hamdok et Maryam Sadeq Al-Mahdi pour leur transmettre un message clair selon lequel le peuple soudanais doit être autorisé à manifester pacifiquement, selon ce qu’a rapporté le département d’État américain.

Cela s’est produit après que l’ambassade des États-Unis au Soudan a demandé à l’armée soudanaise de veiller à ce que les citoyens soient autorisés à exercer leur droit à la liberté d’expression et de réunion en toute sécurité et en toute paix, notant que Washington s’est engagé à aider le Soudan à atteindre les objectifs de la révolution représentée dans une société libre, pacifique et juste.

L’Europe : Nous soutenons le dialogue entre les parties

Pour sa part, le responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, Josep Borrell, a appelé à la retenue et à traiter les manifestants et les journalistes avec « le respect qui leur est dû ».

Le responsable européen a également réitéré son appel à la libération immédiate de tous les détenus politiques et au respect de leur sécurité et des droits de l’homme.

Borrell a également indiqué que l’UE était prête à soutenir un dialogue entre toutes les parties soudanaises et à continuer de soutenir le processus de transition.

Appels au retour d’un gouvernement civil

Il est à noter que les appels internationaux ont été répétés afin de maintenir un gouvernement civil dans le pays et le maintien du processus démocratique, au milieu d’autres appels des forces politiques pour des millions de manifestations samedi, contre l’imposition de l’urgence et la dissolution du gouvernement.

Et le Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que d’autres puissances étrangères, ont appelé à la retenue, au dialogue et à la libération des détenus.

Il convient de noter que les mesures annoncées par l’armée lundi dernier ont mis fin à une période de transition fragile qui visait à amener le pays à des élections en 2023, après que le soulèvement populaire a renversé le pouvoir du président déchu Omar el-Béchir.

    la source :
  • alarabiya