SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 6 December 2022, Tuesday |

Après avoir condamné la répression des manifestants… L’Iran convoque l’ambassadeur de Grande-Bretagne

Après que la Grande-Bretagne a condamné la répression par les autorités iraniennes des manifestations qui se déroulent dans le pays depuis trois semaines, condamnant le meurtre de Mahsa Amini, une jeune femme de 20 ans, le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur britannique, Simon Shercliff, selon l’agence « Tasnim » mercredi.

Cette décision est intervenue après que le ministère britannique des affaires étrangères a convoqué Mahdi Hosseini Mateen, le plus haut diplomate iranien en poste à Londres, pour protester contre la répression des manifestations, tandis que le ministre britannique des affaires étrangères James Cleverly a souligné que « la violence exercée par les forces de sécurité iraniennes contre les manifestants est vraiment choquante. »

En outre, il a expliqué que le ministère des affaires étrangères a clairement informé les autorités iraniennes de sa position, en déclarant : « Au lieu de tenir les parties extérieures responsables des troubles, elles devraient assumer la responsabilité de leurs actions et écouter les préoccupations de leur peuple », selon ce que rapporte l’AFP.

Il a également souligné que la Grande-Bretagne « continuera à travailler avec ses partenaires pour tenir les autorités iraniennes responsables de leurs violations flagrantes des droits de l’homme. »

Il convient de noter que les mouvements de protestation en Iran sont entrés dans leur troisième semaine depuis l’annonce de la mort d’Amini, 22 ans, le 16 septembre, trois jours après son arrestation par la police religieuse, ou ce que l’on appelle la police des mœurs.

Sa mort a déclenché une vague de protestations dans plus de 150 villes, au cours desquelles des centaines de femmes ont coupé leurs cheveux et jeté leur foulard.

Les protestations se sont également étendues aux universités ces derniers jours, ainsi qu’aux écoles secondaires.

La police anti-émeute a répondu par des méthodes violentes, tentant de réprimer des centaines d’étudiants, notamment à l’université de technologie Sharif de Téhéran, qui est la plus importante université scientifique du pays. La police a également utilisé des gaz lacrymogènes, et parfois des balles réelles.

    la source :
  • alarabiya