SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 October 2022, Wednesday |

Après le naufrage du « Moskva »…Poutine a perdu tout intérêt pour la poursuite des négociations

Le bombardement russe sur les terres ukrainiennes se poursuit, alors que les efforts diplomatiques et les négociations pour résoudre la crise ont échoué. Il semble que le président russe Vladimir Poutine ait perdu tout intérêt pour la poursuite des négociations, et qu’il soit déterminé à obtenir les plus grands gains sur le terrain.

Trois personnes ayant parlé au président russe ont confirmé que ce dernier ne s’intéresse plus aux efforts politiques pour mettre fin à la crise, mais que son objectif est maintenant de réaliser des progrès militaires significatifs sur le sol ukrainien, selon le journal Financial Times.

Ils ont également constaté que Poutine, qui envisageait sérieusement de conclure un accord de paix avec l’Ukraine, surtout après les développements sur le terrain dont il a été témoin le mois dernier, ne voit pas de perspectives de règlement proche, surtout après que l’Ukraine a coulé le navire « Moskva » en mer Noire.

Les mêmes sources ont également indiqué que l’espoir qui existait de parvenir à un accord final a subi des variations après le naufrage du plus célèbre croiseur russe, Poutine rejetant maintenant toute initiative pour gagner du temps.

Et hier, dimanche, la présidence ukrainienne a annoncé qu’elle avait proposé à la Russie de tenir des négociations près du site industriel Azovstal à Mariupol, dans le « sud-est », où des soldats et des civils ukrainiens sont toujours bloqués, après que la majeure partie de la ville soit passée sous contrôle russe.

« Nous avons invité les Russes à tenir une session spéciale de négociations près du site d’Azovstal », a déclaré Oleksiy Aristovich, un conseiller du président ukrainien, notant que la partie ukrainienne « attendait une réponse » de la délégation russe, selon ce que rapporte l’ « AFP ».

Cette décision intervient après plusieurs séries de négociations qui se sont tenues précédemment entre les deux parties par vidéo, précédées d’une session directe à la frontière biélorusse, et d’une autre à la frontière polonaise, afin de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit qui a éclaté militairement le 24 février, mais sans succès.

Alors que Moscou exige l’impartialité du voisin occidental, l’arrêt de ses efforts pour rejoindre l’OTAN, ainsi que le désarmement de celui-ci des armes qui menacent sa sécurité, Kiev exige de multiples garanties internationales afin de stopper toute future attaque russe sur son territoire.

Elle refuse également de renoncer à sa souveraineté sur les régions orientales du pays et de reconnaître l’annexion de la Crimée par la Russie. Les récents développements militaires sur le terrain ont entravé et stoppé ces cycles de négociations, notamment après l’accélération des opérations à Mariupol et dans l’est du pays.