SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

Asa’ib Ahl al-haq : Nous condamnons le ciblage d’Al-Kazemi, s’il était intentionnel !

Après avoir juré et menacé en accusant le Premier ministre irakien, Moustafa Al-Kazemi, d’être impliqué dans le meurtre des manifestants des factions de la Mobilisation populaire, le Secrétaire général de « Asa’ib Ahl al-Haq » Qais Al-Khazali a condamné aujourd’hui, dimanche, le fait que la maison de Moustafa Al-Kazemi dans la Zone verte ait été prise pour cible, « si cela était intentionnel », comme il l’a dit.

Il a déclaré dans un communiqué : « Après avoir visionné les photos de l’explosion qui a eu lieu dans la maison du Premier ministre, et noté qu’il n’y a pas eu de victimes, nous soulignons la nécessité de la vérifier par le biais d’un comité technique spécialisé et fiable, afin d’en déterminer les causes et les mérites. »

Il a également ajouté qu’il condamnait cette explosion, « si elle n’était pas accidentelle », et a appelé à la recherche de l’auteur.

Il a poursuivi : « S’il s’agissait d’un véritable ciblage, nous condamnons franchement cet acte, et les auteurs de l’opération doivent être recherchés et punis conformément à la loi. »

Accusations et menaces

Cette position a été prise aujourd’hui, après que Khazali ait accusé hier Al-Kazemi d’être impliqué dans le meurtre de manifestants, « en donnant l’ordre aux forces de sécurité de tirer délibérément à balles réelles sur les manifestants, qui n’ont soulevé qu’une seule demande, qui est le refus de falsifier les résultats électoraux », comme il l’a dit.

Il a également estimé que le comportement du Premier ministre confirme son implication dans ces fraudes.

De même, un porte-parole du Bureau politique du Mouvement Al-Sadiqun a estimé que « l’explosion était artificielle et lancée en l’air, dans le but de distraire l’opinion publique, et de couvrir ce qu’il a qualifié de « crimes d’hier », en référence aux affrontements qui ont eu lieu entre les partisans des factions « étatiques » et les forces de sécurité, dans la capitale.

Il ne sera pas nommé à nouveau !

A son tour, le secrétaire général des « Brigades Sayyid Al-Shuhada », Abu Ala’ Al-Wala’i, a accusé le premier ministre d’être impliqué dans la fusillade des manifestants, considérant qu’Al-Kazemi ne serait pas nommé à nouveau à la tête du gouvernement.

Pendant ce temps, le porte-parole des Brigades du Hezbollah, appelé « Abu Ali al-Askari », a ridiculisé cette tentative d’assassinat, considérant que « jouer le rôle de la victime est devenu l’une des méthodes dépassées et obsolètes. »

Il a également indiqué dans un tweet sur son compte Twitter plus tôt dans la journée, « Personne en Irak n’a le désir de perdre un drone au-dessus de la maison d’un ancien Premier ministre », faisant également référence au rejet catégorique de ces factions de nommer à nouveau Al-Kazemi à la tête du prochain gouvernement.

Il convient de noter que la maison d’Al-Kazemi a été visée à l’aube par 3 drones, dont 2 ont été abattus par les forces de sécurité, selon ce qu’a confirmé le ministère de l’intérieur, tandis que le troisième a visé le quartier général situé au cœur de la zone verte, qui comprend un certain nombre d’ambassades étrangères et d’institutions gouvernementales, qui sont lourdement fortifiées.

Ce ciblage est intervenu après deux semaines de manifestations des partisans des factions de la Mobilisation populaire, rejetant les résultats des élections législatives qui ont eu lieu le 10 octobre 2021.

Ces manifestations se sont renouvelées vendredi et samedi, et se sont transformées en affrontements avec les forces de sécurité, qui ont entraîné la mort d’un manifestant et la blessure de dizaines de personnes, dont la plupart appartenaient aux forces de sécurité.

    la source :
  • alarabiya