SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 8 October 2022, Saturday |

Au quatrième jour des combats… Qu’en est-il des gazoducs russes en Ukraine?

L’invasion russe de l’Ukraine se poursuit pour le quatrième jour consécutif, malgré le nombre élevé de morts et de nombreuses pertes.

D’autre part, le monde craignait l’impact de la bataille sur le gazoduc russe en Ukraine, mais le gazoduc passe toujours en toute sécurité, malgré le grand nombre d’explosions dans un certain nombre d’installations pétrolières dans des zones distinctes causées par des missiles et des projectiles.

La société qui exploite le gazoduc en Ukraine a confirmé aujourd’hui que le passage du gaz russe vers l’Europe via l’Ukraine se poursuit normalement et qu’aucun dommage ne lui a été causé, selon l’agence « Reuters ».

Plus tôt, des responsables ukrainiens ont déclaré que les forces russes avaient fait sauter un gazoduc à Kharkiv dans la région du nord-est, mais il n’était pas clair si le secteur touché faisait partie du gazoduc qui transporte le gaz vers l’Europe ou depuis le réseau de distribution local.

Pour sa part, le géant russe de l’énergie « Gazprom » a déclaré aujourd’hui que les exportations de gaz russe via l’Ukraine vers l’Europe se poursuivaient normalement, conformément aux demandes des clients.

Elle a ajouté que les demandes de gaz via cette route s’élevaient à ce jour à 107,5 millions de mètres cubes.

En parallèle, les ministres de l’énergie de l’Union européenne tiendront une réunion extraordinaire à Bruxelles demain lundi, selon ce que la France a annoncé hier, compte tenu de la forte dépendance de plusieurs pays du bloc vis-à-vis de l’approvisionnement en gaz russe.

Un communiqué officiel indique que la ministre française de la Transition écologique, Barbara Pompele, présidera les pourparlers, qui se tiendront lundi après-midi.

L’Union européenne avait durci ses sanctions contre la Russie après son invasion de l’Ukraine, mais elles n’incluaient pas l’énergie et le système bancaire « SWIFT » pour les échanges financiers.

Ainsi, l’Allemagne, la Hongrie et l’Italie détiennent une part importante des approvisionnements énergétiques russes, et l’Union européenne reçoit 41% de ses besoins en gaz russe, et en retour la Russie tire 60% des revenus de ses importations en provenance de l’Union, selon le journal « Le Gardien ».

La crise ukrainienne survient alors que l’Europe lutte pour faire face à la hausse des prix du gaz et aux divisions internes sur la manière d’éliminer progressivement les combustibles fossiles en réponse à l’urgence climatique.