SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 October 2022, Wednesday |

Avant de se retirer du Mali, une démarche remarquable du président français

L’Elysée a annoncé que le Président français a rencontré hier, mercredi, les partenaires européens et africains de son pays dans la « lutte contre le terrorisme » dans la région du Sahel africain (La côte est africaine).

L’Elysée a précisé que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la poursuite des consultations qui se déroulent depuis plusieurs semaines entre la France et ses partenaires sur les perspectives de leur travail commun dans la région du Sahel africain.

La présidence française n’a pas fourni de détails sur l’agenda du président français avec ses invités, mais elle a annoncé qu’une conférence de presse se tiendrait aujourd’hui, jeudi, à l’Elysée, pour présenter les résultats des entretiens de Macron avec les partenaires de son pays dans sa « guerre contre le terrorisme » dans la région du Sahel et du Sahara (désert).

Cependant, selon les observateurs, la réunion est censée entériner le retrait des forces françaises et européennes du Mali et un redéploiement régional pour poursuivre la « campagne anti-terroriste » dans la région du Sahel.

Dans ce contexte, le président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a prévenu que le retrait attendu des forces françaises et européennes du Mali « créera un vide qui obligera les armées ouest-africaines à rester en première ligne pour combattre les djihadistes au Sahel. »

« Le retrait de Barkhane et Takuba crée un vide, a déclaré Ouattara aux médias français. Nous allons devoir acheter des armes et être plus professionnels, mais c’est aussi notre devoir. Les armées nationales doivent régler les problèmes sur nos terres et c’est notre point de vue. »

Pendant ce temps, le président du Conseil national de transition du Mali poursuit ses consultations avec les dirigeants des partis politiques et des organisations civiles du pays concernant les amendements à la charte de l’autorité de transition au Mali.

Le Président malien, le Colonel Assimi Goïta, avait publié un décret demandant au Conseil de transition de tenir une session extraordinaire pour approuver le projet de loi modifiant la Charte de l’Autorité de transition, en particulier les points relatifs aux pouvoirs et à la durée de la période de transition.