SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 22 October 2021, Friday |

Dans le contexte de l’intensification de l’afflux de migrants en provenance du Bélarus, l’Estonie renforce ses mesures de protection des frontières

Les autorités estoniennes ont annoncé le renforcement des mesures de protection des frontières, dans le contexte d’une forte augmentation du flux d’immigrants illégaux vers l’Union européenne à travers le territoire du Bélarus.

Le chef du service des gardes-frontières du département de la police, Egert Belichev, a confirmé, selon le radiodiffuseur national ERR, que ce pays (l’Estonie) prend les mesures nécessaires en prévision de la mise en œuvre éventuelle du scénario auquel la Lituanie voisine est actuellement confrontée.

Il a expliqué que les services de sécurité ont relevé le niveau d’alerte aux frontières et augmenté le nombre de patrouilles aux frontières et sur le territoire du pays, parallèlement à la mise en place de nouvelles infrastructures à la frontière nord (avec le Bélarus), notamment une clôture et des dispositifs de surveillance.

Ces mesures s’inscrivent dans le contexte de la déclaration de l’état d’urgence par la Lituanie sur la question des migrants et de la construction d’une clôture à la frontière avec le Bélarus.

Le président lituanien, Gitanas Nauseda, a annoncé que l’Union européenne enverrait des hélicoptères dans son pays pour l’aider à surveiller la situation à ses frontières.

Le chef adjoint des gardes-frontières lituaniens, Vidas Machaitis, a confirmé que l’Estonie, en réponse à la demande du gouvernement de son pays, a envoyé des gardes-frontières et des véhicules, ainsi que des drones, qui rechercheront les immigrants illégaux qui se cachent à la bande frontalière.

Les gardes-frontières lituaniens ont annoncé aujourd’hui, dimanche, l’arrestation de 57 immigrants en provenance du Bélarus à la frontière au cours des dernières 24 heures.

La Lituanie tient le gouvernement du Bélarus pour responsable du fait qu’il détourne son attention du flux de migrants en provenance d’Irak et d’autres points chauds qui traversent ses frontières vers les pays de l’Union européenne, à l’instar de la Turquie, qui a menacé d’ouvrir ses frontières avec l’Union européenne aux migrants présents sur son territoire.

Le président du Bélarus, Alexandre Loukachenko, a déclaré au début du mois que son pays ne dissuaderait plus le flux de migrants vers l’Union européenne, car Minsk « ne dispose pas des fonds et des capacités nécessaires à cet effet en raison des sanctions occidentales » qui lui sont imposées.

    la source :
  • RT