SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 October 2022, Tuesday |

Divisions à la suite de l’appel d’al-Sadr à une manifestation regroupant un million de personnes

La rue irakienne connaît des réactions très fortes après l’appel du mouvement sadriste à une manifestation d’un million de personnes, surtout depuis que le sit-in de ses partisans au Parlement est entré dans sa deuxième semaine.

Sous l’effet de la crise en Irak, qui a provoqué une impasse politique entamée en octobre dernier, coïncidant avec les élections législatives, les choses se sont de nouveau enchevêtrées.

L’appel lancé par le mouvement sadriste à ses partisans et au peuple irakien dans toutes ses composantes pour « une protestation millionnaire » en direction de la capitale, Bagdad, a divisé les opinions entre partisans et opposants, sur fond de craintes exprimées par les militants sur les médias sociaux quant aux conséquences de cette démarche.

Alors que certains ont considéré l’appel d’Al-Sadr comme faisant partie de la pression que le courant a imposé au pouvoir judiciaire et à la Cour fédérale pour dissoudre le Parlement avant la fin de cette semaine, d’autres ont trouvé cet appel sincère.

Ces développements interviennent après des mois au cours desquels l’Irak a connu une impasse politique qui a commencé avec la démission des députés d’Al-Sadr en juin dernier, après que le courant ait remporté 47 sièges, soit le plus grand nombre de sièges en Irak.

Un sit-in au Parlement pour la deuxième semaine

La décision d’Al-Sadr est intervenue au moment où, après l’échec de la formation du gouvernement, le courant a insisté pour former un gouvernement de majorité nationale, alors que les députés du bloc du cadre de coordination voulaient que ce soit un gouvernement de coalition.

Après la démission des représentants sadristes, ils ont été remplacés par des représentants du cadre de coordination, ce qui a augmenté le nombre de leurs sièges au parlement, et ils ont pu former un gouvernement de coalition, ce qu’al-Sadr rejette.

Suite à cette étape, les manifestants du mouvement sadriste ont pris d’assaut le parlement irakien le 30 juillet, et ont annoncé un sit-in dans celui-ci jusqu’à présent. Le sit-in entre dans sa deuxième semaine sans qu’une solution apparaisse.

Il convient de noter que le cadre de coordination comprend l’ancien Premier ministre Nuri al-Maliki, et le bloc Al-Fateh représentant la Mobilisation populaire.

    la source :
  • alarabiya