SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 September 2021, Monday |

En Irak… Un chiffre choquant pour le nombre de personnes condamnées à mort dans les prisons

Aujourd’hui, lundi, le ministère irakien de la Justice a annoncé le nombre de prisonniers condamnés à mort dans les prisons pour des affaires liées au terrorisme.

Et le porte-parole du ministère, Ahmed Laibi, a déclaré dans des déclarations à l’agence de presse officielle, aujourd’hui lundi, que « le nombre de prisonniers condamnés pour des affaires de terrorisme est supérieur à environ 50000, et la moitié d’entre eux sont sous le coup d’une condamnation à mort ».

Il a souligné que « les condamnations à mort n’ont pas été exécutées parce qu’elles n’ont pas acquis de titre péremptoire.  »

Selon Laibi, toute décision qui acquiert un diplôme péremptoire et est rendue par un décret républicain est mise en œuvre, mais environ 90 pour cent des décisions n’ont pas été rendues par un décret.  »

Les déclarations du responsable irakien interviennent à un moment où la controverse fait rage dans le pays concernant les conditions de détention et les violations qui s’y déroulent.

Le dossier des « exécutions » en Irak fait partie des dossiers controversés, notamment avec la pression de certaines forces politiques alliées à l’Iran, sur le président de la République, Barham Salih, pour qu’il ratifie les condamnations afin de les exécuter.

Des sources proches de la présidence irakienne ont révélé que « le président Saleh ne ratifiera aucune condamnation à mort pendant le reste de sa présidence ».

Elle a souligné qu' »il y a une grande pression et des tentatives de la part de certains partis pour persuader le président de ratifier les dispositions ».

Dans ce contexte, les mêmes sources ont souligné que « le président a rejeté toutes ces pressions, malgré le fait que certains partis lui reprochaient d’avoir fait obstruction à l’exécution des peines ».

Les juristes disent que des milliers de détenus irakiens croupissent dans les prisons depuis plusieurs années.

La plupart d’entre eux font l’objet d’accusations malveillantes et passent par un informateur secret.

Il a été adopté sous les gouvernements précédents, notamment sous le gouvernement de « Nouri al-Maliki », qui a duré deux mandats(2006-2014).

Qui menait des campagnes d’arrestations quotidiennes visant des centaines de personnes dans certains gouvernorats, et utilisait l’accusation de terrorisme contre ceux qui voulaient être emprisonnés.