SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 February 2023, Thursday |

En Iran… 100 manifestants risquent d’être exécutés et un nouveau bilan des manifestations

Alors que les manifestations se poursuivent dans plusieurs régions, l’Organisation iranienne des droits de l’homme a annoncé aujourd’hui, mardi, que le nombre de personnes tuées lors de manifestations dans le pays depuis plus de trois mois est passé à 476.

L’organisation a déclaré sur Twitter que parmi les victimes des manifestations qui ont été tuées par les forces de sécurité en Iran figurent 64 enfants et 34 femmes.

100 manifestants risquent d’être exécutés

Il a également indiqué qu’au moins 100 manifestants risquaient actuellement d’être exécutés ou d’être inculpés.

Pendant ce temps, le chef de la société « SpaceX », Elon Musk, a annoncé aujourd’hui, mardi, que près de 100 stations de réception au sol pour des services Internet sécurisés via le réseau satellitaire « Starlink » fonctionnent actuellement en Iran.

Elon Musk entre dans la ligne

Le milliardaire a promis en septembre de rendre Internet disponible via son réseau satellite en Iran, où les autorités restreignent de plus en plus l’accès à Internet.

Elon Musk soutient les manifestants en Iran

« Nous approchons des 100 Starlink (appareils) actifs en Iran », a écrit Musk dans un tweet, lundi.

Le milliardaire a annoncé en septembre qu’il activerait le service Starlink en Iran dans le cadre d’un effort soutenu par les États-Unis pour « promouvoir la liberté d’Internet et la libre circulation de l’information » pour les Iraniens.

2000 satellites

Starlink compte actuellement plus de 2 000 petits satellites en orbite autour de la Terre en orbite basse, c’est-à-dire à quelques centaines de kilomètres d’altitude, pour fournir un accès Internet aux populations des régions en contrebas.

Afin de pouvoir communiquer avec ces satellites, il doit y avoir des stations de réception au sol, chacune d’entre elles distribuant le service aux utilisateurs via des routeurs.

L’Iran connaît des manifestations depuis septembre dernier, déclenchées par la mort de la jeune femme, Mahsa Amini, que les manifestants accusent la police d’avoir tué après l’avoir détenue sous prétexte de port abusif du foulard, bien que les autorités nient qu’elle ait été battue par la police.