SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 1 December 2022, Thursday |

FMI : La Tunisie doit rationaliser les subventions et contrôler les salaires pour réduire le déficit budgétaire

La Tunisie doit prendre une série de mesures pour réduire le déficit budgétaire et relancer l’économie, a déclaré le Fonds monétaire international (FMI), notamment un contrôle strict de la masse salariale du secteur public et des subventions mieux ciblées. Une équipe du FMI s’est rendue en Tunisie la semaine dernière pour des entretiens sur le programme de réforme économique.

« Le FMI considère qu’une réduction consciencieuse du déficit budgétaire par une réforme fiscale équitable, un contrôle strict de la masse salariale du secteur public, des subventions mieux ciblées et des réformes profondes des entreprises publiques sont nécessaires pour rétablir la stabilité macroéconomique, ainsi que pour améliorer l’efficacité des entreprises publiques et renforcer la compétitivité de l’économie tunisienne, » a déclaré le Fonds.

En 2021, la masse salariale de la fonction publique s’élève à 20,1 milliards de dinars (7,45 milliards de dollars), soit une augmentation de 164 % depuis 2010. Les données du gouvernement montrent qu’entre 2010 et 2020, le coût des subventions aux biens et services a augmenté de 135,3 %, passant de 510 millions de dollars par an à 1,2 milliard de dollars.

L’équipe du FMI a déclaré avoir fait de nouveaux progrès dans les discussions techniques avec les autorités tunisiennes. Ils ont ajouté que le Fonds continuera d’être aux côtés des autorités tunisiennes dans leurs efforts pour faire avancer les réformes économiques et sociales.

L’équipe du FMI a ajouté : « La Tunisie est confrontée à des défis structurels majeurs qui se traduisent par de profonds déséquilibres macroéconomiques, une faible croissance en dépit de son fort potentiel, un taux de chômage élevé, un investissement faible et des inégalités sociales. L’impact de la pandémie et la guerre en Ukraine ont encore exacerbé ces défis structurels. »

La Tunisie a entamé des discussions avec le FMI en mai dernier, mais celles-ci ont été interrompues en raison de l’instabilité politique dans le pays, avant de reprendre en novembre.

    la source :
  • Middle East Monitor