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| 7 February 2023, Tuesday |

France … Le procès de la personne accusée d’avoir giflé le Président Macron débute

Aujourd’hui, jeudi, la personne qui a giflé le président Emmanuel Macron doit comparaître devant le bureau du procureur de la République de Valence, Alex Perrin, pour être jugée pour violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique.

La police a arrêté à cette occasion le responsable de la « gifle », qui s’appelle Damien Tarrell, 28 ans, domicilié à Saint-Vallier, dans la Drôme, et qui n’a pas de casier judiciaire, en plus de l’arrestation d’une deuxième personne pour avoir filmé la vidéo de l’incident, un ami nommé Arthur.

Damien, qui est le président de la Confédération européenne des arts martiaux, montre sa passion pour sur une photo qu’il a postée sur Instagram, habillé en chevalier avec une épée à côté de lui.

Sa passion s’explique par ce qu’il dit dans la vidéo « Montgua Saint-Denis ! », un cri de ralliement des armées royales françaises.

Quant au second suspect, il ne sera pas poursuivi pour les faits commis à l’encontre d’Emmanuel Macron, mais sera convoqué au tribunal l’année prochaine pour répondre de « crimes liés à la détention illégale d’armes », selon le procureur de la République.

L’avocat français Alexandre Ondre a déclaré que ce qui s’est passé est considéré comme une violence qui peut arriver à toute personne ordinaire.

Selon l’article 222-13 du code pénal, « les violences ayant entraîné une incapacité de travail d’une durée inférieure à huit jours ou son équivalent sont punies d’une peine d’emprisonnement de 3 ans et d’une amende de 45 000 euros lorsqu’elles sont commises. »

L’avocat Ondre explique qu’en cas de circonstances aggravantes, c’est-à-dire lorsque la victime appartient à une autorité publique, comme un juge, un chef d’État, un ministre ou un maire, la peine passe à 5 ans et à 75 000 euros d’amende.

Il convient de noter que l’Assemblée nationale a annulé l’accusation d’ « outrage au chef de l’État » en 2013, après que la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France pour avoir utilisé cette accusation.