SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 September 2022, Thursday |

Gantz et Sullivan discutent de l’engagement de Washington à empêcher l’Iran à obtenir l’arme nucléaire

Le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a rencontré le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, et les parties ont discuté de l’engagement de Washington à empêcher l’Iran d’acquérir une arme nucléaire et à faire face aux menaces de ses alliés dans la région, selon un communiqué de la Maison Blanche.

La Maison Blanche a ajouté dans un communiqué que les deux hommes ont également discuté de la nécessité de garantir des mesures égales pour atteindre la sécurité, la liberté et la prospérité pour les Palestiniens comme pour les Israéliens.

La réunion, qui s’est tenue vendredi à la Maison Blanche, a également porté sur les moyens d’approfondir le partenariat américano-israélien en matière de sécurité, y compris la coopération et la coordination au niveau régional.

Sullivan a réitéré l’engagement ferme du président américain Joe Biden en faveur de la sécurité d’Israël.

A son tour, Gantz a déclaré qu’il avait informé le conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis de l’opposition d’Israël à l’accord nucléaire avec l’Iran dans le format présenté, selon le correspondant d’Al-Hurra.

« J’ai insisté auprès du conseiller à la sécurité nationale des États-Unis sur le fait qu’il y a des éléments importants qui doivent être respectés afin que l’Iran ne puisse pas progresser vers l’armement nucléaire », a-t-il ajouté.

Israël est engagé dans une intense campagne visant à persuader les pays occidentaux, États-Unis en tête, de ne pas franchir les derniers mètres de la relance de l’accord sur le programme nucléaire iranien, au moment où les pourparlers entre Téhéran et les grandes puissances ont atteint un stade de compromis et de concessions qui sont censés rendre un accord imminent.

L’accord de 2015 entre l’Iran et les grandes puissances (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) a permis la levée des sanctions internationales qui étaient imposées à Téhéran, en échange de la réduction de ses activités nucléaires et de la garantie du caractère pacifique de son programme et du non-développement de l’arme atomique, ce qu’il a nié à plusieurs reprises vouloir réaliser.

Ses effets sont cependant devenus caducs depuis que l’ancien président américain Donald Trump a décidé d’en retirer unilatéralement son pays en 2018, réimposant de sévères sanctions à Téhéran.

Cette décision, saluée par Israël, a incité l’Iran, dès l’année suivante, à revenir sur les engagements fondamentaux de l’accord et à accélérer son programme nucléaire, notamment en matière d’enrichissement d’uranium.

Mais Joe Biden, qui a succédé à Trump à la présidence américaine, a exprimé sa détermination à faire revenir son pays dans le giron de l’accord, à condition que l’Iran revienne sur ses engagements.

Après des pourparlers intermittents entamés depuis avril 2021, les négociations indirectes entre les deux parties ont atteint une étape décisive : l’Union européenne, coordinatrice des pourparlers, a présenté un projet de règlement « final », que l’Iran a commenté la semaine dernière, et attend une réponse des États-Unis à ce sujet.

Mardi, un responsable américain a indiqué que Téhéran avait récemment fait des « concessions sur des questions critiques », ce qui pourrait ouvrir la voie à un accord, même s’il a souligné qu’il restait des points de désaccord.

    la source :
  • Alhurra