SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 6 December 2022, Tuesday |

Iran…Appels à la grève des écoles et des chants de « mort pour le dictateur »

La révolution a éclaté en Iran, alors qu’elle entre dans son dixième jour, rien n’indique encore qu’elle va s’arrêter.

Le Conseil de coordination des syndicats d’enseignants iraniens a appelé les enseignants et les étudiants à ne pas se rendre à l’école les lundis et mercredis.

Dans une déclaration, il a condamné la répression des manifestations populaires, la transformation des écoles en casernes militaires et l’arrestation des étudiants et des manifestants dans les rues.

Dimanche, des chants ont résonné dans la capitale, Téhéran, et dans d’autres villes du nord et de l’ouest du pays, rejetant « l’État religieux » et criant « Mort pour le dictateur », en référence au Guide suprême Ali Khamenei.

Depuis le début des manifestations le 16 septembre, plus de 700 personnes ont été arrêtées dans un gouvernorat du nord, sachant que le nombre pourrait être plus important dans tout le pays.

Entre-temps, selon un bilan officiel non détaillé, incluant les manifestants et les forces de sécurité, 41 personnes ont été tuées.

Mais le nombre pourrait être plus élevé, puisque l’organisation non gouvernementale « Iran Human Rights », basée à Oslo, a annoncé le meurtre d’au moins 57 manifestants, selon l’AFP.

Il convient de noter que ces manifestations ont éclaté le 16 septembre, jour de la mort de la jeune femme kurde de 22 ans, Mahsa Amini, trois jours après son arrestation à Téhéran par la « police des mœurs », accusée de « porter des vêtements inappropriés » et de violer le code vestimentaire strict imposé aux femmes dans le pays depuis le début des années 80.

Sa mort a suscité l’indignation dans le pays sur plusieurs questions, notamment les restrictions des libertés individuelles et les règles strictes concernant l’habillement des femmes, ainsi que la crise économique et de vie vécue par les Iraniens, sans parler des règles strictes imposées par le régime et sa structure politique en général. Les femmes ont joué un rôle prépondérant dans ces manifestations. Les manifestantes ont brandi leur foulard et l’ont brûlé.

D’autres se sont coupé les cheveux en public, alors que des foules en colère réclamaient la chute du guide suprême, Ali Khamenei.

Ces manifestations, qui ont balayé des dizaines de villes à travers le pays au cours des derniers jours et incluent toujours diverses races et classes, ont constitué les plus grandes protestations depuis les manifestations contre les prix du carburant en 2019, et il a été rapporté que 1 500 personnes ont été tuées (selon Reuters) dans la répression contre les manifestants.

Cela a incité les autorités à faire preuve de sévérité à l’égard des manifestants, et à menacer de frapper de manière ferme ceux qu’elles qualifient d’ « émeutiers ».