SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 18 January 2022, Tuesday |

Koweït … Le nouveau gouvernement prête serment devant le prince héritier

Un nouveau gouvernement koweïtien a prêté serment aujourd’hui, mercredi, devant le prince héritier. Il s’agit du quatrième gouvernement à assumer l’autorité exécutive dans cet État du Golfe en deux ans et demi.

Ce riche pays du Golfe est en proie à des conflits entre les membres de l’Assemblée nationale élue, dont la moitié environ appartient à l’opposition, et le gouvernement koweïtien dirigé par des membres de la famille régnante.

Le précédent gouvernement a présenté sa démission à l’émir du pays, le cheikh Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, en novembre dernier, afin d’éviter que le premier ministre, issu de la famille régnante, et huit autres ministres ne soient soumis à l’Assemblée nationale.

C’est la deuxième fois que le cheikh Sabah Khaled Al-Hamad Al-Sabah présente la démission de son gouvernement, depuis sa première affectation en décembre 2020. Le cheikh Sabah Khaled Al-Hamad dirige le nouveau gouvernement koweïtien, qui comprend 15 ministres.

L’agence de presse koweïtienne a déclaré que le prince héritier, Cheikh Mishaal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, a reçu Cheikh Sabah Khaled Al-Hamad et les ministres, pour prêter le serment constitutionnel, au nom de l’Emir du pays, qui souffre de problèmes de santé.

Aussi, le prince héritier a cité les propos de l’émir du pays, Cheikh Nawaf Al-Ahmad Al-Ahmad : « Nous attendons avec beaucoup d’espoir et d’optimisme, une coopération fruitée et constructive entre les autorités législatives et exécutives. »

L’opposition koweïtienne avait renforcé sa position lors des dernières élections législatives, qui se sont déroulées le 5 décembre 2020, 24 députés qui lui sont affiliés ayant obtenu des sièges à l’Assemblée nationale, qui en compte 50.

De plus, l’État du Koweït jouit d’une vie politique active, et son parlement, dont les membres sont élus pour un mandat de quatre ans, jouit de larges pouvoirs législatifs, et est souvent le témoin de débats pointus.

Ces dernières années, les Koweïtiens ont exprimé leur désir de réforme et de changement dans le pays, où les expatriés constituent 70 % de la population.

Le Koweït a adopté le système parlementaire en 1962, et les femmes koweïtiennes ont obtenu le droit de voter et de se présenter aux élections législatives en 2005.

Le pays est secoué depuis des années par plusieurs crises politiques récurrentes, notamment au sein du gouvernement, des personnalités de la famille régnante et du parlement koweïtien, qui a été dissous à plusieurs reprises.

Lors de la prestation de serment, le premier ministre a déclaré que le gouvernement s’attacherait à remédier au « déséquilibre économique », car le Koweït, riche en pétrole, souffre de difficultés économiques, après la chute des prix du pétrole l’année dernière.