SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 26 November 2022, Saturday |

La Belgique retarde la sortie de l’énergie nucléaire de 10 ans en raison de la guerre en Ukraine

« Le gouvernement fédéral belge et à la lumière de l’énorme hausse des prix de l’énergie due à l’invasion russe de l’Ukraine, a décidé de prendre les mesures nécessaires pour prolonger la durée de vie de deux réacteurs nucléaires de dix ans », a déclaré le Premier ministre Alexander De Croo dans un communiqué.

Il a ajouté « Cette extension renforcera l’indépendance de notre pays vis-à-vis des combustibles fossiles dans un environnement géopolitique turbulent ».

La poussée vers 2035 intervient alors que les appels se multiplient pour que l’Allemagne voisine, la plus grande économie d’Europe, repense également sa sortie de l’énergie nucléaire.

L’Europe s’efforce de trouver des moyens de se sevrer de sa dépendance énergétique à l’égard de la Russie, qui fournit 40% des besoins en gaz de l’Europe, principalement à l’Allemagne, à l’Italie et à plusieurs pays d’Europe centrale.

Les prix ont grimpé en flèche pour les Européens depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie et les dirigeants de l’UE se réuniront la semaine prochaine pour convenir de nouvelles mesures d’urgence visant à atténuer le choc pour les consommateurs et les entreprises.

La Belgique exploite actuellement deux centrales nucléaires avec un total de sept réacteurs.

La promesse d’une sortie progressive du nucléaire est inscrite dans la loi belge depuis 2003 et la décision de retarder à nouveau le moratoire a été farouchement combattue par le parti des Verts.

Dans le plan de vendredi, qui a été négocié lors d’une session marathon du cabinet, le gouvernement a accepté de prolonger la durée de vie opérationnelle du réacteur Doel 4 près de la ville portuaire d’Anvers et de Tihange 3 près de Liège jusqu’en 2035.