SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 24 January 2022, Monday |

La crise ukrainienne…Le début des pourparlers entre l’Amérique et la Russie à Genève

Un porte-parole du département d’État américain a déclaré que les négociations entre la Russie et les États-Unis, visant à résoudre la crise en Ukraine, ont débuté lundi dans la ville suisse de Genève.

Il a ajouté que les discussions qui se déroulent au siège de la mission diplomatique américaine dans la ville suisse ont commencé à 08h55 heure locale (07h55 GMT), entre les deux vice-ministres des affaires étrangères, Wendy Sherman, des États-Unis et Sergueï Ryabkov de la Russie.

Le siège de la mission américaine à Genève est situé à quelques mètres de la mission russe, près du siège des Nations unies. La délégation russe est arrivée après la délégation américaine, dans un climat de sécurité renforcée.

Et c’est la troisième fois que Sherman et Ryabkov se rencontrent à Genève depuis la rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain, Joe Biden, en juin 2021 sur la rive du lac Léman (Genève).

Ryabkov et Sherman se sont rencontrés pour la première fois le 28 juillet à le siège de la mission permanente des États-Unis avant de se rencontrer le 30 septembre à le siège de la mission russe.

Aussi, cette troisième rencontre donne le coup d’envoi d’une semaine d’intense activité diplomatique pour tenter notamment de désamorcer une crise explosive centrée sur l’Ukraine.

« Les discussions sont complexes et ne peuvent pas être simples », a déclaré Ryabkov, cité par l’agence de presse Interfax, après un dîner de travail, dimanche soir, avec Sherman, qui a duré deux heures.

Des conférences de presse sont prévues lundi après-midi.

De plus, l’Occident craint la possibilité d’une invasion russe en Ukraine, tandis que Moscou exige de réduire l’influence des pays occidentaux à ses frontières.

Avant ces négociations, Moscou et Washington ont adopté des positions très fermes. Washington a mis en garde contre le danger d’une « confrontation », tandis que Moscou a exclu toute concession.

En outre, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a exhorté la Russie à éviter une « nouvelle agression contre l’Ukraine » et à choisir la voie diplomatique, tandis que le Kremlin, qui subit des pressions pour retirer ses forces de la frontière ukrainienne, demande aux pays occidentaux des garanties sur la sécurité de l’Europe, notamment que l’OTAN ne s’étende pas à l’est. .

Outre ces pourparlers, une réunion entre l’OTAN et la Russie aura lieu mercredi à Bruxelles et une réunion à Vienne avec l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe afin de mobiliser les Européens qui craignent d’être marginalisés.

Les pays occidentaux et Kiev accusent les Russes de mobiliser environ cent mille soldats aux frontières de l’Ukraine en vue d’une éventuelle invasion, et ont menacé Poutine de sanctions « massives » sans précédent en cas de nouvelle attaque contre l’Ukraine.

Ces sanctions pourraient aller jusqu’à empêcher la Russie d’utiliser le système financier mondial et à ne pas mettre en service le gazoduc Nord Stream 2, contrairement au souhait de Moscou.