SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 19 September 2021, Sunday |

La formation d’une force de dissuasion militaire européenne…

Le chef de la politique étrangère de l’UE, Joseph Borrell, a annoncé que les pays de l’UE tentaient de reformuler leurs relations avec les talibans.

Préciser que les choses dépendent des actions du mouvement, sur le terrain, et non des paroles, et du chemin qu’il va emprunter.

Borrell a également souligné la nécessité de tirer une leçon du dossier afghan afin de constituer une force de dissuasion militaire européenne, et de développer également le travail sur la côte africaine.

Il a expliqué que l’Union annoncera les capacités militaires nécessaires pour cette mission ou cette force le 16 novembre.

A son tour, le ministre de la Défense de Slovénie a souligné, lors d’une conférence de presse conjointe avec Borrell, que la crise afghane a montré que l’Europe ne dispose pas de capacités militaires suffisantes.

Les ministres de la défense des pays de l’Union ont discuté lors du sommet d’aujourd’hui de la formation d’une force de réaction rapide après que le bloc s’est retrouvé sur la touche lors de l’évacuation d’Afghanistan menée par les États-Unis.

Ils ont reconsidéré une proposition – présentée pour la première fois en mai dernier – qui vise à constituer une force de cinq mille éléments dans le cadre de la révision de la stratégie de défense de l’Union européenne, qui doit expirer l’année prochaine.

Cela est intervenu après que les appels se sont intensifiés ces derniers jours pour que les 27 États membres développent leurs propres capacités militaires conjointes pour répondre rapidement aux crises après les scènes de chaos à l’aéroport de Kaboul qui ont suivi la prise de contrôle des talibans.

Mais de sérieux doutes subsistent sur la capacité des Européens à porter un tel projet, l’Union n’ayant jamais pu utiliser le système des « groupements tactiques » développé en 2007 mais nécessitant l’unanimité des Etats membres pour l’activer.