SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 9 August 2022, Tuesday |

La France appelle à la nomination d’un gouvernement qui représente les aspirations du peuple soudanais

La France a appelé les partis soudanais à former un gouvernement crédible qui réponde aux aspirations du peuple, apaise le climat politique et conduit le pays vers l’organisation d’élections en 2023.

Dans un communiqué publié lundi soir, le ministère français des Affaires étrangères a appelé les différentes parties soudanaises à respecter le droit du peuple à exprimer pacifiquement ses opinions sans crainte de représailles.

Le ministère des Affaires étrangères a souligné son adhésion au respect des principes du document constitutionnel soudanais et a appelé au rétablissement des institutions de transition qui représentent les aspirations démocratiques du peuple.

Le commentaire de la France sur la démission du Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok n’était pas le premier, il a été précédé par de nombreux pays et organisations arabes et occidentaux qui ont exprimé leurs regrets face à cette démarche.

Un état de confusion a régné sur la scène soudanaise après que Hamdok a présenté sa démission de son poste, au milieu des craintes d’un avenir sombre pour le pays.

Hamdok a remis sa démission, hier, dimanche, après deux mois de tension politique, alors que l’on s’attend à ce que cette étape complique davantage la situation au Soudan et que le pays soit devenu à la croisée des chemins, avec l’absence d’optimisme pour un accord prochain qui apporterait le pays de sa crise.

Dans une longue lettre aux Soudanais, Hamdok a remis sa démission, expliquant les répercussions de la crise et les raisons qui l’ont poussé à quitter son poste, notamment son incapacité à parvenir à un consensus politique pour achever la période de transition.

Hamdok avait repris ses fonctions selon un accord qu’il avait signé avec le chef du Conseil souverain, le lieutenant-général Abdel Fattah Al-Burhan, le 21 novembre, après sa destitution dans le cadre des décisions de l’armée rendues le 25 octobre, et il espérait étendre la déclaration politique d’inclure toutes les forces politiques, mais ses demandes Il a été rejeté.

Au cours des deux derniers mois, plusieurs villes soudanaises ont été le théâtre de manifestations massives contre le pouvoir au pouvoir, exigeant le transfert des pleins pouvoirs aux civils, qui ont parfois rencontré une violence excessive, qui a entraîné la mort et des blessures de manifestants.