SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 7 December 2022, Wednesday |

La France demande à l’Iran d’accorder à l’ « Énergie atomique » un accès complet pour surveiller ses sites

La France a regretté le manque de clarté de l’Iran sur la prolongation de son accord avec l’Agence internationale de l’énergie atomique, lui demandant d’accorder à l’AIEA un accès total pour surveiller ses sites.

Et les médias officiels iraniens ont cité le président du parlement iranien qui aurait déclaré, dimanche, que Téhéran ne fournira jamais à l’Agence internationale de l’énergie atomique des images de l’intérieur de certains de ses sites nucléaires, car l’accord d’inspection avec l’agence a expiré. Mohammad Baqer Qalibaf a déclaré : « L’accord a expiré, et il ne sera pas complété. Aucune des informations enregistrées ne sera jamais remise à l’AIEA, et les données et les photos resteront en possession de l’Iran. »

Vendredi, l’Agence internationale de l’énergie atomique a annoncé que l’Iran ne lui avait pas répondu concernant la prolongation de l’accord de contrôle des activités nucléaires, qui a expiré un jour plus tôt, appelant à une réponse « immédiate » de Téhéran.

« Une réponse immédiate de l’Iran est nécessaire à cet égard », a déclaré l’agence dans un communiqué, ajoutant que le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a souligné l’importance pour l’agence de continuer à collecter des données sur certaines des activités menées par l’Iran.

A noter que le site officiel de la télévision iranienne avait cité, mercredi, Mahmoud Vaezi, directeur du bureau du président Hassan Rouhani, selon lequel le Conseil suprême de sécurité nationale prendra une « décision » sur cette question lors de sa « première réunion » après l’expiration de l’accord, sans annoncer de date pour cela.

En février, l’Iran a limité les activités des inspecteurs de l’agence et refuse depuis lors de livrer à temps les enregistrements des caméras et autres outils.

L’AIEA a toutefois réussi à conclure un accord de trois mois avec Téhéran pour garantir le degré de surveillance requis, qui a été prolongé en mai jusqu’au 24 juin.

L’objectif était également de donner plus de temps aux négociateurs à Vienne pour sauver l’accord international signé en 2015.

Par ailleurs, les États-Unis et la France ont averti, vendredi, l’Iran que le temps était compté pour sauver l’accord, et ont exhorté le nouveau président iranien Ebrahim Raissi à prendre des « décisions courageuses et fortes », selon « Al Arabiya ».