SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 December 2022, Monday |

La France présente une nouvelle arme contre la Russie

Alors que les pays occidentaux continuent d’imposer des sanctions à la Russie, le Conseil d’analyse économique français a déclaré lundi que l’imposition de droits de douane élevés sur les importations d’énergie russe au niveau de l’Union européenne pourrait être plus efficace qu’une interdiction totale, malgré le fait qu’une interdiction totale aurait un impact limité sur la plupart des pays.

La découverte de morts civiles dans une région ukrainienne, où les forces russes s’étaient récemment retirées, a suscité de nouveaux appels à des sanctions plus sévères contre Moscou.

Une interdiction complète des importations d’énergie en provenance de Russie serait « gérable » pour les économies de l’UE, mais son coût serait très variable, et les pays les plus durement touchés seraient la Lituanie, la Bulgarie, la Slovaquie, la Finlande et la République tchèque, selon une étude du Conseil français d’analyse économique, rattaché aux services du Premier ministre français.

Le conseil a déclaré dans son étude : « Il (le tarif) peut permettre à des pays de petite taille mais plus exposés de continuer à obtenir certaines importations de gaz russe, tout en stoppant les importations vers des pays plus grands et moins exposés qui sont plus à même de les remplacer. »

Des tarifs douaniers, par exemple de 40 %, pourraient réduire l’impact sur les pays les plus exposés aux importations d’énergie russe à un quart ou un tiers de l’effet d’une interdiction complète, selon l’étude.

Les États baltes et la Pologne font pression pour arrêter complètement les importations d’énergie en provenance de Russie, tandis que l’Allemagne reste hésitante. Mais Berlin a déclaré qu’elle se dirigeait progressivement vers une interdiction.

Le Conseil d’analyse économique français a déclaré qu’une interdiction totale de l’énergie pourrait entraîner, en moyenne, une perte de RNB(revenu national brut) de 0,2 à 0,3 %.

En Allemagne, la plus grande économie de l’Union européenne, le dommage au revenu national brut pourrait se situer entre 0,15% et 3%, selon le Conseil français. La France, deuxième économie de l’Union, sera parmi les moins touchées, avec une perte économique comprise entre 0,15 % et 0,3 %, car elle est moins dépendante des importations énergétiques russes.