SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 6 December 2022, Tuesday |

La Grande-Bretagne appelle la Russie à retirer ses forces des frontières de l’Ukraine

La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a exhorté mercredi la Russie à retirer immédiatement ses forces des frontières de l’Ukraine.

C’est ce qu’a indiqué la ministre dans un message posté sur Twitter, alors qu’elle se rendait à Moscou pour rencontrer son homologue russe, Sergueï Lavrov, et discuter de la situation en Ukraine.

« Cette visite a pour but d’exhorter la Russie à rechercher une solution diplomatique et de faire comprendre que toute nouvelle invasion russe d’un pays indépendant aura des conséquences désastreuses pour toutes les parties concernées », a souligné Truss, dans des déclarations précédant sa visite.

« La Russie a le choix. Nous l’encourageons vivement à participer, à mettre fin à l’escalade et à choisir la voie de la diplomatie », a-t-elle ajouté.

Des signes positifs d’efforts diplomatiques

Cela intervient alors que le chancelier allemand Olaf Scholz intensifie ses efforts diplomatiques pour tenter de désamorcer la crise à la frontière ukraino-russe, en complément d’un effort lancé par le président français Emmanuel Macron, et dont les premiers fruits ont commencé à apparaître, mercredi, comme en témoignent les « indicateurs positifs » dont Moscou et Kiev ont parlé.

Mercredi, l’Ukraine a confirmé qu’il existe de « réelles opportunités » pour réduire la tension à sa frontière avec la Russie, alors que Moscou a mobilisé plus de cent mille soldats dans une démarche que l’Occident craint de voir comme la préparation d’une invasion militaire du voisin pro-occidental, tandis que le Kremlin a parlé d’ « indications positives. »

« Aujourd’hui, il existe de réelles opportunités pour un règlement diplomatique », a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, dans un communiqué de presse, avertissant dans le même temps que « la situation est toujours tendue, mais elle est sous contrôle. »

Il a ajouté que son gouvernement espère que les efforts diplomatiques qui ont été intensifiés par les Européens ces derniers jours, en plus des menaces occidentales d’imposer des sanctions « sans précédent » à Moscou si ses forces envahissent son pays, parviendront à éloigner le spectre de la guerre en Europe.

À son tour, le Kremlin a annoncé, mercredi, qu’il existe des « indications positives » sur la possibilité de résoudre la crise actuelle.

« Des indications positives sont apparues selon lesquelles la solution à l’Ukraine peut être basée uniquement sur le respect des accords de Minsk » signés en 2015 entre Kiev et les séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine, a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Mais il a prévenu que rien n’indiquait de la part des autorités ukrainiennes qu’elles étaient prêtes à « se précipiter » pour faire ce que « Kiev aurait dû faire depuis longtemps ».

« Par conséquent, il y a des indicateurs positifs, et des indicateurs moins positifs », a-t-il ajouté.

Le président français Emmanuel Macron a rencontré son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky mardi à Kiev dans le cadre d’une diplomatie européenne visant à apaiser les craintes d’une éventuelle invasion de l’Ukraine par Moscou.

Lors de sa conférence de presse conjointe avec Zelensky, Macron a déclaré qu’il voyait une voie vers la désescalade.

Macron a souligné que Zelensky et le président russe Vladimir Poutine, qui l’ont rencontré lundi à Moscou, l’ont assuré de leur engagement envers les accords de paix de Minsk.

Après avoir reçu le président français lundi, la Russie s’apprête à recevoir la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, qui effectuera une visite de deux jours à Moscou.

À son tour, le ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, Josep Borrell, a déclaré à la fin de sa visite à Washington que la visite de Macron en Russie et sa rencontre avec Poutine constituaient un « signal positif » et une « bonne initiative ».