SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 December 2022, Friday |

La Grande-Bretagne et l’Allemagne évoquent un « vaste programme » de sanctions contre la Russie

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et le chancelier allemand Olaf Scholz ont souligné l’importance du dialogue avec la Russie, compte tenu de la tension qui règne autour de la crise ukrainienne.

Le bureau du Premier ministre britannique a déclaré, dans un communiqué, que Boris Johnson et Olaf Schulze ont eu un entretien téléphonique aujourd’hui, vendredi, au cours duquel ils ont discuté de l’évolution de la situation en Ukraine et « sont convenus de l’importance du dialogue avec la Russie et ont décidé d’utiliser toutes les voies diplomatiques pour mettre fin à la tension actuelle ».

Johnson et Scholz ont souligné, selon le communiqué, la nécessité pour les alliés occidentaux d’envoyer un « message clair et cohérent à la Russie, notamment sur les conséquences d’une invasion russe ultérieure de l’Ukraine. »

Le communiqué indique qu’ils « sont convenus de continuer à travailler conjointement avec d’autres alliés internationaux pour élaborer un ensemble complet de sanctions », ajoutant que le Premier ministre britannique « a souligné qu’il est essentiel que ces sanctions soient prêtes à entrer immédiatement en vigueur en cas d’invasion ultérieure de l’Ukraine par la Russie. »

Johnson avait précédemment annoncé que son pays travaillait sur un ensemble de sanctions sans précédent contre la Russie, sur fond de tensions autour de l’Ukraine.

Cette déclaration intervient à un moment où les autorités de Kiev, l’administration américaine et ses alliés affirment avec insistance que la Russie rassemble des forces importantes, comptant plus de 100 000 hommes, près de la frontière ukrainienne, « en vue d’une nouvelle invasion » des terres ukrainiennes.

La Russie a souligné à plusieurs reprises qu’elle n’a aucune intention de lancer une quelconque opération contre l’Ukraine, insistant sur le fait que tous les rapports qui en parlent sont faux et que le but de ces allégations est de faire monter la tension dans la région et d’enflammer la rhétorique anti-russe en vue de nouvelles sanctions économiques et de justifier l’expansion de l’OTAN à l’est, à laquelle Moscou s’oppose sévèrement, en affirmant qu’elle menace la sécurité de la Russie.