SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 September 2022, Friday |

La mission onusienne : les différends actuels en Irak ne sont pas insurmontables

Au milieu de l’impasse politique qui afflige l’Irak depuis des mois, et qui s’est exacerbée après le niveau élevé des divergences entre le mouvement sadriste et le cadre de coordination dans le contexte de la formation du gouvernement et de l’élection d’un président du pays, la mission onusienne appelé au dialogue.

Dans une déclaration publiée sur son compte Twitter, vendredi, à l’occasion de la commémoration du dix-neuvième anniversaire de l’attentat contre son siège à Bagdad, elle a souligné que les divergences actuelles en Irak ne sont pas insurmontables, et ne peuvent être considérées comme plus importantes que l’intérêt national.

Elle a également indiqué que le pays a connu d’innombrables difficultés, considérant la crise politique actuelle comme le dernier défi prolongé.

Par ailleurs, elle a exhorté toutes les parties au dialogue, estimant que les nombreux sacrifices qui ont été précédemment consentis pour restaurer le statut du pays ne doivent pas être vains. Elle a appelé à mobiliser tous les efforts pour le dialogue et une solution pour sortir l’Irak de sa crise.

Et les dirigeants des blocs politiques irakiens se sont réunis mercredi dernier au Palais du gouvernement à Bagdad, à l’invitation du Premier ministre Mustafa Al-Kazemi, pour tenter de trouver une issue à la crise politique qui paralyse le pays depuis des mois, mais le mouvement sadriste, Muqtada Al-Sadr, a annoncé son boycott de la réunion.

Cette rencontre intervient dix mois après les législatives, dans l’incapacité des forces politiques à s’entendre sur l’élection d’un nouveau président de la république et la formation d’un gouvernement.

Ce qui a accru le niveau de tension entre al-Sadr et les forces du cadre de coordination, surtout depuis fin juillet dernier, les deux parties échangeant des pressions dans la rue et dans les déclarations médiatiques, sans que les choses ne se transforment pour autant en violences ou en combats.

Cependant, toutes les tentatives de médiation et les appels au dialogue entre les deux parties n’ont encore abouti à aucun résultat.

D’autant qu’al-Sadr insiste pour dissoudre le parlement et organiser des élections législatives anticipées, alors que le cadre de coordination (qui comprend Nouri al-Maliki, l’Alliance du Fatah et des factions proches de l’Iran) veut former un gouvernement avant des élections anticipées.

    la source :
  • alarabiya