SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2022, Wednesday |

La première avance de campagne de l’armée éthiopienne dans la région du Tigré

Le gouvernement éthiopien a annoncé mercredi la reprise d’une ville du sud du Tigré aux mains des rebelles, dans le cadre de la première avancée majeure sur le terrain dans la région déchirée par la guerre depuis des mois.

Le Front populaire de libération du Tigré, qui a annoncé cette semaine son retrait des régions d’Amhara et d’Afar et appelé à la cessation des combats, n’a pour l’instant pas répondu à l’annonce du gouvernement.

Le bureau des médias du gouvernement a déclaré dans un communiqué que « les vaillantes forces éthiopiennes et les forces de sécurité de la région d’Amhara ont pris le contrôle de la ville d’Alamata après avoir vaincu les forces ennemies ».

Bien que non confirmé, le retrait du TPLF d’Amhara et d’Afar a fait naître l’espoir de pourparlers pour mettre fin au conflit de 13 mois.

Ce qui a fait des milliers de morts et provoqué une crise humanitaire, alors que certaines parties du pays sont au bord de la famine.

Fin octobre, les deux parties ont annoncé leur avancée sur le terrain, le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) annonçant qu’il se trouvait à 200 km par la route de la capitale, Addis Ababa.

Le Premier ministre Abiy Ahmed, un ancien officier de l’armée, s’est rendu en première ligne le mois dernier, selon les médias officiels, et a depuis déclaré avoir repris plusieurs villes clés.

La porte-parole d’Ahmed, Beilin Seyoum, a déclaré à l’AFP que l’annonce par le front de son retrait d’Amhara et d’Afar est une dissimulation des pertes militaires.

Les combats ont déplacé plus de deux millions de personnes et poussé des centaines de milliers au seuil de la famine, selon les estimations des Nations Unies, avec des informations faisant état de massacres et de viols en masse commis par les deux parties, ce qui a incité la plus haute instance des droits de l’homme des Nations Unies à ordonner le ouverture d’une enquête internationale sur les violations alléguées.