SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 26 November 2022, Saturday |

La Russie renforce les sanctions contre les déserteurs ou ceux qui refusent de combattre

Après avoir annoncé la mobilisation partielle, le président russe Vladimir Poutine a signé samedi des amendements qui prévoient une peine de prison pouvant aller jusqu’à 10 ans pour les militaires qui fuient ou refusent de combattre pendant la période de mobilisation actuelle.

Cette semaine, le « Parlement » de la Douma d’État a approuvé les amendements au code pénal, qui ont été publiés au Journal officiel du gouvernement et sont entrés en vigueur.

Les amendements prévoient des peines de prison pouvant aller jusqu’à 10 ans pour « les soldats qui fuient ou se rendent à l’ennemi sans autorisation, refusent de combattre ou désobéissent aux ordres pendant la phase de mobilisation ».

Quiconque participe à des actes de pillage est également exposé à une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison, selon l’Agence France-Presse.

Ces modifications législatives interviennent après que la Russie a décidé cette semaine de mobiliser partiellement les réserves dans le but de combattre en Ukraine, où les forces de Moscou ont subi des défaites ces dernières semaines.

Cette décision de mobilisation, qui concerne 300 000 personnes selon les autorités, a suscité l’inquiétude d’un grand nombre de Russes, dont certains ont choisi de quitter le pays.

Accorder la citoyenneté russe aux combattants étrangers

A l’heure où Moscou cherche par tous les moyens à recruter davantage d’éléments pour combattre en Ukraine, Poutine a également signé samedi une loi facilitant la délivrance de la citoyenneté russe aux étrangers qui combattent dans les rangs de l’armée.

Cette loi, qui a également été publiée au Journal officiel, stipule que les étrangers qui s’engagent dans l’armée pour une période d’au moins un an, peuvent demander la citoyenneté, sans avoir à prouver leur résidence sur le sol russe pendant cinq ans.

Il semble que cette mesure s’adresse surtout aux immigrés des anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale, qui exercent dans les grandes villes, comme Moscou, des professions très difficiles.

Avant que Poutine ne signe la loi, le Kirghizistan et l’Ouzbékistan ont appelé cette semaine leurs citoyens à « ne pas prendre part à un quelconque conflit. »