SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 October 2021, Wednesday |

La Tunisie interdit à 40 juges de voyager en raison d’allégations de corruption

Les autorités tunisiennes ont interdit près de 40 juges affiliés au mouvement « Ennahda », afin d’enquêter sur des soupçons de corruption financière.

Des sources sécuritaires ont confirmé aux médias que « le ministère public tunisien a pris hier, mardi, la décision d’interdire près de 40 juges affiliés à la confrérie, afin d’enquêter sur eux dans des affaires de corruption politique et financière », notant que « parmi les juges concernés par l’interdiction de voyager figure Bashir Al-Akrimi, qui est accusé d’avoir détruit des dossiers révélant l’association du mouvement Ennahda avec 6 000 terroristes, ce dont l’équipe de défense de Chokri Belaid avait déjà parlé. »

Le mois dernier, le Conseil judiciaire tunisien a annoncé que M. Al-Akrimi avait été suspendu de ses fonctions et que son dossier avait été soumis à une enquête, pour des accusations liées à la dissimulation de ces dossiers.

Par ailleurs, des sources judiciaires ont révélé qu’hier, mardi, une convocation judiciaire a été envoyée au chef du mouvement Ennahda, Rached Ghannouchi, afin d’enquêter sur lui dans l’affaire de l’assassinat du leader de gauche Chokri Belaid.

L’équipe de défense du leader de gauche « Chukri Belaid » et du leader nationaliste « Mohamed Brahmi » a révélé l’existence d’un système secret du mouvement Ennahda, grâce auquel il a renforcé son contrôle sur l’État et ses organes au cours des dernières années, soulignant que « Ghannouchi est celui qui dirige le système secret du mouvement. »

Les militants demandent également au président tunisien de passer à la deuxième étape, qui consiste à ouvrir les dossiers qui condamnent le mouvement Ennahda, à prouver son implication dans la corruption et à dénoncer le système judiciaire qui a couvert le dossier du terrorisme.