SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 31 January 2023, Tuesday |

Le Conseil de sécurité ne parvient pas à une position commune sur la Corée du Nord

Des sources diplomatiques ont indiqué vendredi que le Conseil de sécurité de l’ONU n’était pas parvenu à un accord sur une déclaration commune concernant le test de missile nord-coréen.

La réunion, qui avait été demandée par les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, dans une rare initiative commune depuis 2017, a duré un peu plus d’une heure à huis clos.

Et l’objectif de la réunion était de se pencher sur le test de missile effectué par Pyongyang en début de semaine, que les Nord-Coréens ont présenté comme « hypersonique ».

Le missile hypersonique est plus rapide que la vitesse des missiles supersoniques, balistiques et de croisière conventionnels, et il est plus intelligent qu’eux, ce qui rend son interception plus difficile pour les systèmes de défense antimissile.

Jeudi, Pyongyang a annoncé avoir effectué un nouvel essai réussi d’un missile anti-aérien « nouvellement développé ».

« La France voulait publier un communiqué de presse, mais la Russie et la Chine ont estimé que le moment n’était pas opportun et qu’elles avaient besoin de plus de temps pour analyser la situation », a déclaré un diplomate à l’AFP.

Et la mission diplomatique française n’était pas immédiatement disponible pour un commentaire.

En effet, le Conseil de sécurité n’est pas parvenu à une position commune sur la Corée du Nord depuis 2017, lorsqu’il a approuvé 3 trains de sanctions sévères contre la Corée du Nord, sur proposition de l’administration du président américain de l’époque, Donald Trump, qui est intervenue après que Pyongyang a procédé à des essais nucléaires et de missiles.

En outre, la Chine et la Russie ont demandé à plusieurs reprises une levée partielle des sanctions, mais en vain.

Huit mois après son entrée en fonction, l’administration de Joe Biden n’a pas adopté de stratégie claire à l’égard de la Corée du Nord.

Un ambassadeur au Conseil, qui a refusé d’être identifié, a estimé que les Américains nous disent qu’ils continuent à étudier le dossier, dénonçant une position américaine similaire sur de nombreux autres dossiers sur la table du Conseil de sécurité.