SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 20 January 2022, Thursday |

Le Conseil de souveraineté soudanais ordonne de lancer les procédures électorales

Le chef du Conseil souverain soudanais, Abdel Fattah Al-Burhan, a ordonné, lundi, le début des procédures pratiques pour les élections qui doivent se tenir en juin 2023.

Dans un communiqué publié lundi, le conseil a déclaré qu’il recherchait un processus électoral qui conduise à la consolidation de la transition démocratique dans le pays, ainsi qu’à assurer la participation des citoyens au choix d’un gouvernement élu par le biais des urnes.

Le communiqué précise que le Conseil de souveraineté a affirmé, lors de sa réunion, « le déclenchement du processus électoral (le scrutin en 2023), qui conduit à la consolidation de la transition démocratique ».

Parmi ces mesures figurent le recensement de la population et les listes électorales, et peut-être aussi la situation politique du pays, selon le correspondant d’Anatolie.

Le Conseil a souligné la nécessité « d’assurer la participation des citoyens au choix d’un gouvernement élu par les urnes au terme du calendrier reprogrammé par la Commission électorale nationale, qui débute début janvier 2023 et se termine en juillet 2023 ».

La porte-parole du Conseil de souveraineté, Salma Abdul-Jabbar, a déclaré dans le communiqué que le conseil recommandait de commencer la sensibilisation électorale par le biais de divers médias et de fournir les exigences logistiques et le matériel électoral.

Depuis le 21 août 2019, le Soudan vit une période de transition qui se termine par des élections en juillet 2023, au cours desquelles le pouvoir est partagé par l’armée, les forces civiles et les mouvements armés qui ont signé un accord avec le gouvernement pour ramener la paix en 2020.

Mardi, la Commission électorale a annoncé que les élections se dérouleront conformément aux normes internationales et conformément à une loi en vigueur qui garantit la participation effective de tous les partis politiques.

Le 21 novembre, Al-Burhan et le Premier ministre Abdullah Hamdok ont ​​signé un accord politique qui stipulait le retour de ce dernier à ses fonctions, la formation d’un gouvernement de compétences (sans affiliation à un parti), la libération des détenus politiques, et les deux partis se sont engagés à travailler ensemble pour achever le chemin de la démocratie.

Cet accord tente de répondre à une crise politique, alors que le Soudan assiste à des manifestations depuis le 25 octobre, rejetant les mesures prises par Al-Burhan le même jour.

Il s’agissait notamment de déclarer l’état d’urgence, de dissoudre les conseils de souveraineté et les ministres de transition et de limoger Hamdok, à la suite de l’arrestation de dirigeants et de responsables du parti, dans le cadre de mesures décrites par les forces politiques et civiles comme un « coup d’État militaire ».

Les pays et les organisations régionales et internationales ont salué l’accord de Burhan et Hamdok, mais les forces politiques et civiles soudanaises le considèrent comme une « tentative de légitimer le coup d’État » et poursuivent les manifestations appelant à un régime civil complet.