SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 October 2022, Wednesday |

Le Conseil des droits de l’homme vote pour enquêter sur les violations commises par la Russie

Dans le cadre du rejet international de l’invasion russe en Ukraine, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a voté vendredi à une majorité absolue en faveur de la création d’une commission chargée d’enquêter sur les violations commises à la suite des opérations militaires russes en Ukraine.

Dans le détail, 32 des 47 membres du Conseil de l’ONU ont voté en faveur de la conduite d’une enquête au plus haut niveau possible sur les violations présumées des droits de l’homme, en tenant compte de la nécessité de demander des comptes aux auteurs de ces violations.

Les deux pays qui ont voté contre sont la Russie et l’Érythrée, tandis que les treize autres membres se sont abstenus, dont les alliés traditionnels de Moscou : la Chine, le Venezuela et Cuba.

Pour sa part, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué la formation par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies d’une commission internationale chargée d’enquêter sur ce qu’il considère comme des « faits de crimes de guerre » commis par la Russie contre son pays.

« Les preuves seront documentées et utilisées dans les tribunaux internationaux », a-t-il déclaré sur son compte Twitter. « Les criminels de guerre russes devront rendre des comptes ».

Par ailleurs, l’ambassadrice de Kiev auprès des Nations unies a estimé que le vote d’aujourd’hui devait montrer au président russe Vladimir Poutine que « le monde entier est contre lui. »

« Le message adressé à Poutine était clair : vous êtes isolé au niveau international et le monde entier est contre vous », a déclaré l’ambassadrice Yevnia Filipenko aux journalistes après le vote.

À son tour, la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a indiqué que le Conseil des droits de l’homme des Nations unies avait voté en faveur de la formation d’une commission d’enquête visant à tenir le régime du président russe Vladimir Poutine pour responsable des « violations et abus » des droits de l’homme après l’opération militaire de son pays en Ukraine.