SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 October 2022, Tuesday |

Le géant pétrolier britannique se retire de la Russie

Alors que des batailles violentes se poursuivent sur différents fronts, l’invasion russe de l’Ukraine entrant dans son quatrième jour, les sanctions continuent d’être imposées à la Russie.

Le groupe pétrolier britannique « BP » a annoncé, dimanche, son retrait du capital du géant russe « Rosneft », dans une démarche qui revient à retirer 25 milliards de dollars, dans le cadre des mesures punitives contre la Russie, sur fond de déclenchement de l’invasion de l’Ukraine voisine.

La part du groupe britannique dans le capital de la société russe « Rosneft » s’élève à 19,75 %, ce qui fait de ce retrait un coup dur pour l’économie russe.

Le groupe a indiqué, dans un communiqué, que son directeur général, Bernard Looney, allait démissionner du conseil d’administration de Rosneft, avec « effet immédiat. »

Bernard Looney, directeur général de BP, a déclaré dans un communiqué que l’invasion « nous a amenés à reconsidérer la position de BP avec Rosneft ».

Des mesures punitives sont prises par les pays et entreprises occidentaux à l’encontre de Moscou, en réponse au début de l’invasion militaire de l’Ukraine voisine par la Russie, dans le but de bloquer la voie à l’adhésion du pays à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

L’Occident n’est pas intervenu directement sur le plan militaire pour freiner l’invasion russe, mais Washington s’est engagé avec ses alliés à imposer des mesures « destructrices » pour l’économie russe, en guise de punition pour les opérations militaires qui ont débuté le 24 février.

Décision européenne

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré samedi que Bruxelles proposera aux États membres de l’UE de geler les actifs de la Banque centrale russe, ce qui marquerait une escalade majeure des sanctions contre Moscou à la suite de son invasion de l’Ukraine.

La responsable a déclaré, à l’issue d’une réunion vidéo à laquelle ont participé les présidents des États-Unis, de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et du Canada, que l’Union européenne exclurait les banques russes du système bancaire SWIFT.

L’objectif, a expliqué Von der Leyen, est de « geler les transactions financières » de la Banque centrale russe, et donc de « rendre impossible la liquidation de ses actifs. »

La Commission européenne présentera cette mesure aux Etats membres de l’Union afin de renforcer les sanctions adoptées, vendredi, par les 27 pays et visant les secteurs financier, énergétique et des transports.

Von der Leyen a ajouté que la Commission proposerait également d’exclure « un certain nombre de banques russes » du système international SWIFT.

« Cette mesure empêchera les banques d’effectuer la plupart de leurs transactions financières mondiales, et les exportations et importations russes seront donc interdites », a-t-elle déclaré.

Les Occidentaux ont également convenu de lancer un groupe de travail « la semaine prochaine » afin de « garantir la mise en œuvre effective des sanctions financières » qu’ils ont décidées « en identifiant les personnes et entités visées et en gelant leurs avoirs. »