SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

Le groupe du G7 menace la Russie de « conséquences graves » et met en garde l’Iran contre le risque de manquer la « dernière chance »

Dimanche, les ministres des Affaires étrangères du Groupe des Sept (G7) ont mis en garde la Russie contre de « graves conséquences » si le président Vladimir Poutine attaquait l’Ukraine, selon un projet de déclaration du groupe vu par Reuters.

À son tour, la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, à l’issue de la réunion du groupe à Liverpool, en Angleterre, a averti la Russie qu’elle subirait des « conséquences énormes » en cas d’invasion de l’Ukraine.

Truss a déclaré que la réunion des sept ministres des affaires étrangères a montré « la voix très unie des pays du G7 (…) et très claire, que la Russie subira d’énormes conséquences en cas d’invasion de l’Ukraine ».

Aussi, Truss a ajouté que la Grande-Bretagne étudie toutes les options sur la façon de réagir si la Russie envahit l’Ukraine, expliquant qu’elle a utilisé des sanctions économiques dans le passé pour envoyer des messages diplomatiques à Moscou.

Les ministres ont déclaré qu’ils étaient unanimes pour condamner le renforcement militaire russe près de l’Ukraine, et ont appelé Moscou à se calmer.

« La Russie ne doit avoir aucun doute sur le fait que toute agression militaire contre l’Ukraine aura un prix élevé et des conséquences désastreuses », a déclaré à Reuters un projet de déclaration dont le contenu a été confirmé par des sources au sein du G7.

Sur la question iranienne, Truss a déclaré que les négociations qui ont repris pour sauver l’accord nucléaire sont « la dernière chance pour l’Iran » d’adopter une position « sérieuse », expliquant que l’Iran doit « venir à la table des négociations avec une solution sérieuse à ce problème. »

De plus, elle a souligné qu’ « il est encore temps pour l’Iran de venir et d’accepter cet accord, et il est important que ce pays le fasse car nous ne lui permettrons pas d’acquérir des armes nucléaires. »

Les négociations indirectes entre l’Iran et les États-Unis, sous la médiation des Européens, ont notamment repris fin novembre à Vienne, pour tenter de sauver l’accord nucléaire de 2015 visant à empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire.

Il convient de noter que l’Ukraine est devenue un « foyer de crise » dans les relations entre la Russie et l’Occident, selon Reuters, qui accuse Moscou de mobiliser des dizaines de milliers de soldats en vue d’une éventuelle attaque militaire de grande ampleur.

En outre, la Russie a nié avoir planifié une quelconque attaque, a accusé l’Ukraine et les États-Unis d’avoir un comportement déstabilisateur et a déclaré qu’elle avait besoin de garanties de sécurité pour se protéger.

Le Groupe des Sept comprend les principaux pays industriels, à savoir les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la France, l’Italie, le Japon et le Canada, ainsi qu’un représentant de l’Union européenne.

Vendredi, Truss a appelé à un « front uni contre les agresseurs mondiaux », avant la réunion des ministres des affaires étrangères du Groupe des Sept, qui s’est tenue samedi et dimanche.

Le président américain Joe Biden avait déclaré à son homologue russe, Vladimir Poutine, que la Russie ferait l’objet de « sanctions sévères, y compris des sanctions économiques », en cas d’invasion de l’Ukraine.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken est arrivé vendredi à Liverpool, où il a rencontré Truss, ainsi que la scientifique environnementale Annalena Baerbock, qui a pris le poste de ministre allemand des affaires étrangères.

Après le sommet du G7, Blinken se rendra en Asie du Sud-Est, dans le cadre d’une tournée visant à souligner l’importance de la région indo-pacifique, qui est devenue le cœur de la stratégie anti-chinoise des États-Unis, selon l’AFP.

La Corée du Sud et l’Australie ont participé à la réunion en tant qu' »invités ».