SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 October 2022, Wednesday |

Le ministre russe des Affaires étrangères en Turquie pour des entretiens avec son homologue ukrainien

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est arrivé mercredi en Turquie, où il s’entretiendra avec son homologue ukrainien Dmytro Kuleba.

Jeudi, la Turquie accueillera les ministres des Affaires étrangères russe et ukrainien, lors de leur première rencontre depuis le début de l’attaque de Moscou contre l’Ukraine.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, recevra ses homologues russe et ukrainien à Antalya, une destination touristique prisée des touristes russes dans le sud du pays.

« La Turquie peut parler à la fois à l’Ukraine et à la Russie », a déclaré mercredi le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a intensifié les efforts de médiation depuis le début de la crise. « Nous travaillons pour éviter que la crise ne se transforme en tragédie ».

Mercredi, les deux parties ont convenu d’un cessez-le-feu de 12 heures autour d’un ensemble de couloirs humanitaires pour évacuer les civils.

Mercredi également, Kuleba a confirmé dans une vidéo sur Facebook qu’il ferait tout pour rendre les « pourparlers aussi efficaces que possible « tout en notant que ses « attentes sont limitées ».

« Je n’ai pas de grands espoirs, mais nous ferons tout notre possible pour en tirer le meilleur parti », a-t-il dit, « tout dépendra des instructions que Lavrov recevra avant ces pourparlers ».

On craint que l’ambiance ne soit tendue, le ministre ukrainien ayant récemment qualifié son homologue russe, sur CNN, de « le Ribbentrop contemporain », en référence au ministre d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.

Et le voyage d’Antalya est le premier de Lavrov en dehors de la Russie, de plus en plus isolée du monde en raison des sanctions occidentales qui le visent depuis le début de son invasion de l’Ukraine le 24 février.

La Turquie, membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), est un allié de l’Ukraine qui lui a fourni des drones militaires, mais en même temps elle tient à maintenir ses relations avec la Russie, dont elle dépend fortement pour le tourisme, approvisionnement en blé et en énergie.