SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 7 December 2022, Wednesday |

Le mouvement sadriste le déclare explicitement : Nous nommerons le Premier Ministre d’Irak

Bien que les résultats définitifs des élections législatives qui ont eu lieu dimanche en Irak n’aient pas été publiés, le mouvement sadriste, dirigé par le religieux chiite Muqtada al-Sadr, a annoncé explicitement aujourd’hui, vendredi, qu’il nommerait le chef du prochain gouvernement.

Le chef de l’organe politique du mouvement sadriste et membre du comité de négociation, Nassar al-Rubaie, a confirmé que « le bloc sadriste annoncera explicitement que son candidat au prochain poste de premier ministre sera issu du mouvement sadriste. »

Il ne serait pas consensuel

Il a également souligné, selon ce qui a été rapporté par l’Agence de presse irakienne, que « le prochain gouvernement sera directement responsable devant le mouvement sadriste et supportera tous les échecs. »

En outre, il a précisé qu’il ne serait pas consensuel, indiquant qu’il n’inclurait pas, peut-être, les spectres de l’opposition. « Il s’agira d’un gouvernement gouverné par les partis politiques et non soumis à un consensus politique, de sorte qu’il sera former de toutes les composantes, et l’opposition sera de toutes les composantes », a-t-il déclaré.

Un fort document de pression

Il convient de noter que le mouvement sadriste exerce une forte pression sur la question du choix du premier ministre après les gains qu’il a réalisés lors des élections, mais il doit encore s’entendre avec d’autres forces politiques pour former un gouvernement.

Al-Sadr est arrivé en tête en obtenant plus de soixante-dix sièges sur 329, selon les résultats préliminaires annoncés par la Haute Commission électorale, mais sa capacité à choisir seul le premier ministre reste peu probable.

Dans ce contexte, le chercheur au centre britannique « Chatham House », Renad Mansour, a déclaré à l’AFP : « Les résultats donnent à al-Sadr l’avantage sur la scène politique et dans les négociations, mais ce n’est pas le seul facteur important », ajoutant : « Il doit négocier avec les grands blocs. »

Certains experts estiment que les élections de dimanche ne conduiront pas à bouleverser le fragile équilibre des pouvoirs à Bagdad, contrôlé depuis près de deux décennies par les partis politiques et les partis actuellement au pouvoir.

    la source :
  • alarabiya