SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 12 August 2022, Friday |

Le parlement iranien discute d’un traité d’échange de prisonniers avec la Belgique

Le parlement iranien discutera d’un échange de prisonniers avec la Belgique, ont annoncé lundi les médias d’Etat, après que Bruxelles a approuvé un accord qui pourrait conduire à la libération d’un diplomate iranien emprisonné pour avoir comploté en vue de bombarder un rassemblement d’un groupe d’opposition en exil.

L’Agence de presse de la République islamique (IRNA) a déclaré que le Cabinet avait approuvé le projet de loi sur le traité d’échange de prisonniers et l’avait envoyé au Parlement.

Si le parlement adopte le projet de loi, il doit être approuvé par un conseil clérical avant qu’il ne devienne loi.

Les législateurs belges ont approuvé le 20 juillet le traité qui garantirait la libération d’un travailleur humanitaire belge détenu en Iran en février et pourrait aider l’universitaire suédo-iranien Ahmed Reza Jalali, qui a étudié en Belgique et a été condamné à mort en Iran.

L’Iran a appelé à la libération d’Assadollah Asadi, qui a été condamné à 20 ans de prison en Belgique en 2021 après avoir été reconnu coupable d’une tentative d’attentat à la bombe ratée en 2018. Il s’agissait du premier procès d’un responsable iranien accusé de terrorisme en Europe depuis le 1979 révolution en Iran.

On ne sait pas encore quand l’échange de prisonniers aura lieu.

Plusieurs législateurs belges ont exprimé leur inquiétude quant au fait que le traité pourrait conduire à une « diplomatie des otages » et mettre d’autres Belges en danger de détention.

Le Conseil national de la Résistance iranienne en exil, dont le rassemblement de 2018 près de Paris était la cible de l’attentat à la bombe, a qualifié le traité de « honteux » et a déclaré qu’Assadi devrait rester en prison.

L’Iran a nié toutes les accusations de terrorisme, qualifiant les allégations de l’attentat de Paris de « faux stratagème » du Conseil national de la Résistance iranienne, qu’il considère comme un groupe terroriste.

    la source :
  • Reuters