SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 February 2023, Thursday |

Le processus de négociation se poursuit…Kiev veut des garants pour sa sécurité

Un des négociateurs au sein de la délégation ukrainienne dans les négociations a révélé un des obstacles les plus importants, notant que son pays adhère au plus grand nombre de garanties de sécurité, ce qui a suscité davantage d’inquiétudes en raison de l’absence de solution au conflit.

Selon Reuters, Mikhailo Podolyak, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, a déclaré jeudi dans des déclarations télévisées, que son pays souhaite que plusieurs pays soient le garant de sa sécurité contre toute future attaque russe.

Alors que Moscou insiste, selon lui, à ce que le nombre soit limité et n’augmente pas lors des prochaines sessions des négociations.

Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a annoncé que le processus de négociation se poursuivait entre les deux parties.

Elle a également noté à l’époque que l’ordre du jour des pourparlers comprenait « les questions du statut neutre et non nucléaire de l’Ukraine, le désarmement, ainsi que la reconnaissance de la propriété russe de la Crimée et de l’indépendance des républiques démocratiques de Lougansk et de Donetsk ».

Cependant, elle a accusé la délégation ukrainienne de procrastination.

Alors que Kiev a souligné à plusieurs reprises qu’elle ne renoncerait pas à la question de sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, laissant entendre par la même occasion que la question de la Crimée, que la Russie a annexée à son territoire en 2014, pourrait être évoquée plus tard.

Il est à noter que les négociations qui ont commencé entre les deux pays seulement 4 jours après l’opération militaire lancée par les forces russes sur le territoire ukrainien le 24 février, ont tenu plusieurs sessions précédentes, mais elles n’ont encore abouti à aucun consensus.

Le dernier cycle de pourparlers directs entre les deux parties s’est tenu le 29 mars à Istanbul, au cours duquel l’Ukraine a présenté les détails de ses principales propositions pour parvenir à un accord avec Moscou, notamment son « statut neutre » en échange d’un accord international garantissant son Sécurité.

Cependant, la Russie exige toujours, en plus de la neutralité de son voisin occidental, la reconnaissance de l’annexion de la Crimée, ainsi que l’arrêt des efforts de Kiev pour rejoindre l’OTAN ou toute autre alliance ou bloc occidental (Union européenne) qu’elle verrait comme une menace pour sa sécurité.

    la source :
  • Des agences
  • Reuters