SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 November 2022, Monday |

Le sommet du « G20 » débute à Rome… et ces questions sont en tête des discussions

Le sommet du Groupe des Vingt démarre aujourd’hui à Rome pour deux jours de face à face entre ses dirigeants et ses présidents, en l’absence de plusieurs dirigeants, et compte tenu de la nette divergence des positions des pays sur de nombreuses questions soulevées.

Les dirigeants des pays du Groupe des Vingt, qui se réunissent à partir d’aujourd’hui samedi à Rome, après une interruption de deux ans due à Corona, aborderont des questions allant de la lutte contre l’épidémie de Covid-19 et les problèmes climatiques, à la relance de l’économie mondiale, en particulier les dettes et les impôts, et les conflits régionaux tels que l’Afghanistan, la Libye, le Soudan et d’autres.

En outre, les dirigeants du Groupe des Vingt profiteront de l’occasion pour se rencontrer en personne pour la première fois depuis le début de la pandémie de Corona, pour tenir des réunions bilatérales ou en petits groupes.

Aujourd’hui samedi, les présidents américain Joe Biden et français Emmanuel Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson, se rencontreront pour convenir de la reprise des négociations nucléaires avec l’Iran.

Emmanuel Macron, qui a consacré vendredi sa réconciliation avec Joe Biden après la crise des sous-marins, rencontrera dimanche Boris Johnson sur fond de crise naissante entre les deux pays sur les zones de pêche après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

De son côté, le président argentin Alberto Fernandez espère aborder la question de la dette de son pays avec la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva.

À cela, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a souligné, hier, vendredi, à Rome : « Nous avons encore un long chemin à parcourir pour atteindre tous nos objectifs climatiques, et nous devons aller de l’avant. Il n’est pas trop tard, mais nous devons agir maintenant ».

Antonio Guterres avait auparavant tiré plusieurs fois la sonnette d’alarme, mettant en garde contre une « catastrophe climatique » à venir, soulignant la « responsabilité particulière » des pays du G20, qui représentent l’essentiel des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

« Nous pouvons encore mettre les choses sur la bonne voie, et cette réunion du G20 est l’occasion de le faire », a souligné Antonio Guterres.

De son côté, le Premier ministre britannique Boris Johnson a souligné dans l’avion qui l’emmenait vers la capitale italienne : « Nous n’arrêterons pas le réchauffement climatique à Rome ou pendant la réunion de la COP26. Tout ce que nous pouvons espérer, c’est de ralentir l’augmentation de la température. »

Et Johnson a réitéré « la capacité d’abandonner le charbon » lors d’un appel téléphonique vendredi avec le dirigeant chinois Xi Jinping, qui ne participera pas en personne, comme le président russe Vladimir Poutine, au sommet du G20, mais plutôt via la technologie de la vidéoconférence.

Les chefs d’État et de gouvernement se rendront à Glasgow (Grande-Bretagne) immédiatement après la fin du sommet du G20, dimanche à Rome. Toutefois, leur capacité à s’entendre pendant ces deux jours sur des engagements forts en matière de climat n’est pas garantie, selon les experts.

Les pénuries récurrentes de biens et de matériaux dans la chaîne d’approvisionnement mondiale, qui menacent d’affecter négativement le rythme de la reprise économique, se sont imposées à l’ordre du jour des réunions de Rome de samedi et dimanche, qui aborderont également la question de la dette des pays les plus pauvres du monde, ainsi que les efforts visant à vacciner la population pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Le seul progrès garanti lors de ce sommet du G-20 concerne l’impôt mondial. On s’attend à ce que les plus hauts niveaux politiques approuvent l’imposition d’un impôt mondial minimum sur les sociétés multinationales.

Le défi est maintenant de mettre en œuvre dans chaque pays ce mécanisme, qui réduit la possibilité d’évasion fiscale des entreprises internationales, tout en fournissant 150 milliards d’euros de revenus supplémentaires. L’objectif fixé pour commencer à imposer cette taxe est fixé à l’année 2023.

D’autre part, plusieurs manifestations sont attendues aujourd’hui, samedi, à Rome, à l’appel des syndicats, de l’extrême gauche et des organisations environnementales, et des milliers de personnes devraient y participer. Les autorités italiennes ont mobilisé plus de cinq mille policiers, gendarmes et soldats, et des hélicoptères et des drones survoleront en permanence l’espace aérien de la capitale, Rome, tandis que le quartier où se tient le sommet sur le climat a été « renforcé ».

    la source :
  • RT