SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 December 2022, Monday |

Le Tribunal international du peuple de Londres poursuivra les assassins des manifestants en Iran

Mercredi, un tribunal international populaire doit commencer ses travaux, en présence de juges, d’avocats et de militants des droits de l’homme, pour exiger une enquête sur les meurtres et les blessures de milliers de citoyens iraniens lors des manifestations qui ont eu lieu en novembre 2019, ainsi que la poursuite et la responsabilité des auteurs.

Le tribunal commencera à enquêter sur les crimes contre l’humanité commis par des responsables iraniens, menés par Ali Khamenei, le guide suprême du régime, et Ibrahim Raisi, le président de la République, en les accusant d’avoir ordonné le meurtre et la répression sanglante et violente des manifestants iraniens.

Et le tribunal a été constitué à la demande de trois organisations de défense des droits de l’homme : « Justice for Iran » basée à Londres, « Iranian Human Rights Organization » à Oslo, et « Together Against Execution » International en France, en réponse à la demande des familles des victimes.

Le tribunal sera présidé par Wayne Jordash, un éminent avocat spécialisé dans les droits de l’homme, et sera composé de cinq juges.

Aussi, le site Internet de l’organisation « Justice pour l’Iran » cite Jordash : « Ce tribunal populaire et international enquête sur les crimes contre l’humanité et contre les violations flagrantes commises par le régime iranien, notamment en ce qui concerne les manifestations qui ont balayé l’Iran en novembre 2019. »

De plus, il a ajouté : « Le régime iranien n’a pas encore enquêté sur sa responsabilité ou celle de ses forces de sécurité dans les actes de violence et les crimes commis contre les manifestants, et n’a pris aucune mesure susceptible de faciliter la tâche d’une justice internationale indépendante en ce qui concerne l’enquête visant à découvrir la vérité sur la commission de ces crimes. »

Pour sa part, Shadi Sadr, directrice exécutive de « Justice for Iran », a exprimé l’espoir que ce tribunal conduise « à amplifier la voix des personnes sans voix dans toutes les régions d’Iran, car aucun responsable du régime n’a encore fait l’objet d’une enquête pour ces crimes, qui ont été perpétrés contre les manifestants. »

Le verdict final de ce tribunal populaire international devrait être rendu au début de l’année 2022, après la fin de ses travaux le 14 novembre, date à laquelle 45 témoins viendront témoigner devant lui, en plus d’entendre les témoignages de 120 personnes afin que le jury puisse enquêter sur le rôle des hauts responsables du régime iranien accusés de crimes contre l’humanité.

En outre, il est prévu que les personnes concernées comparaissent devant le tribunal pour apporter leur témoignage et raconter à la cour les journaux de la répression, la façon dont les manifestants ont été tués et les protestations qui ont traversé 29 des 31 provinces iraniennes.

Il convient de noter que lors des manifestations de novembre 2019, les forces de sécurité et les Gardiens de la révolution iraniens ont fait preuve d’une violence sans précédent pour les écraser, tuant au moins 1 500 manifestants, dont des femmes et des enfants, et blessant et arrêtant des milliers de manifestants en une semaine, selon les organisations de défense des droits humains.

    la source :
  • alarabiya