SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 18 May 2022, Wednesday |

L’embargo sur le pétrole russe approche… et une réunion critique demain !

Les gouvernements de l’Union européenne ont failli convenir dimanche de sanctions sévères contre la Russie, y compris une interdiction des achats de pétrole russe, mais ont décidé de tenir de nouvelles discussions lundi pour déterminer comment assurer la résilience des pays les plus dépendants de l’énergie russe.

Les ambassadeurs des 27 pays de l’Union européenne se réunissent quotidiennement pour discuter des détails du sixième paquet de sanctions visant Moscou pour son invasion de l’Ukraine depuis que la Commission européenne a annoncé ses propositions le 4 mai.

« Le Conseil (des gouvernements de l’UE) est unanime sur la nécessité d’adopter un sixième paquet de sanctions », a déclaré la France, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne et de la Commission, dans un communiqué

Le point d’achoppement est de savoir comment sécuriser l’approvisionnement en pétrole de la Hongrie, de la Slovaquie et de la République tchèque, qui dépendent tous fortement du brut russe via des pipelines de l’ère soviétique et sont mis au défi de trouver des sources alternatives.

« Nous avons encore du travail pour finaliser, dans un esprit de solidarité, les garanties nécessaires des conditions d’approvisionnement en pétrole pour les États membres qui se trouvent actuellement dans une situation très particulière en ce qui concerne les approvisionnements par pipeline depuis la Russie », indique le communiqué conjoint.

Afin de gagner le soutien de tous les membres du bloc, des sources européennes ont déclaré que la Commission avait proposé vendredi des modifications à l’interdiction prévue du pétrole russe afin de donner aux trois pays plus de temps pour remplacer leur source d’approvisionnement énergétique.

Selon le plan initial, tous les pays de l’UE cesseraient d’acheter du brut russe dans les six mois et des produits raffinés russes d’ici la fin de cette année.

 

La proposition révisée aiderait la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque à moderniser les raffineries pour importer du pétrole d’ailleurs et retarder leur arrêt d’achat de pétrole russe jusqu’en 2024.

L’une des sources a ajouté qu’il y aurait également une période de transition de trois mois avant que les compagnies maritimes de l’UE ne soient interdites de transporter du pétrole russe, au lieu d’un mois dans la proposition initiale, pour répondre aux préoccupations soulevées par la Grèce, Malte et Chypre concernant leur transport. entreprises.