SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2022, Wednesday |

Les élections en Libye… Le pouvoir judiciaire décide de la position de Haftar sur la candidature

Des sources de presse ont rapporté que la cour d’appel de Tripoli a rejeté une décision d’exclure le commandant de l’armée libyenne, Khalifa Haftar, de la prochaine course, prévue le 24 décembre.

Au milieu du mois dernier, Haftar a annoncé sa candidature aux élections présidentielles en Libye, et a promis aux Libyens, dans un discours télévisé, de « défendre les principes nationaux, dont les plus importants sont l’unité, la souveraineté et l’indépendance du pays ».

Il a ajouté: « Nous avons des idées et des aides inépuisables qui sont capables d’améliorer la vie des Libyens », appelant les citoyens « à aider à travailler à la construction d’une Libye prospère et stable ».

Le commandant de l’armée a officiellement suspendu ses fonctions militaires, annonçant l’affectation du chef d’état-major de l’armée, le lieutenant-général Abdel Razek Al-Nadori, avec les tâches du commandant en chef pour une période de 3 mois.

L’annonce de sa candidature par Haftar est intervenue deux semaines après l’adoption d’une loi électorale qui lui permettrait de se présenter, puis de reprendre son poste militaire s’il n’était pas élu.

La loi de 77 articles, publiée le 9 septembre, portant le n°1 de 2021 et signée par le Président du Parlement, réglemente les élections présidentielles prévues le 24 décembre.

Un article de la loi indique que tout militaire ou civil peut briguer le poste de président, à condition qu’il « arrête de travailler et d’exercer ses fonctions trois mois avant la date des élections.  »

Et s’il n’est pas élu, il « retourne à son poste précédent.  »

Dans le cadre du retour à la présidentielle, la cour d’appel de Tripoli a rendu mercredi un jugement en faveur du Premier ministre Abdel Hamid Dabaiba, et a rejeté deux recours contre lui et l’a réintégré sur la liste des candidats à la présidentielle.

Un tribunal de Sabha, dans le sud de la Libye, a également statué, jeudi, que Saïf al-Islam, fils du défunt leader Mouammar Kadhafi, devait revenir dans la course présidentielle.