SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 December 2022, Monday |

Les forces de la coalition révèlent les raisons du redéploiement militaire au Yémen

Lundi, la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite a révélé les raisons du redéploiement et du stationnement des forces sur la côte ouest du Yémen.

Le porte-parole des forces de la coalition arabe, le général de brigade Turki Al-Maliki, a confirmé que le redéploiement des forces militaires de la coalition et des forces du gouvernement yéménite dans la zone d’opérations s’inscrivait dans le cadre des plans militaires du commandement des forces conjointes de la coalition, conformément à la stratégie militaire visant à soutenir le gouvernement yéménite dans sa bataille nationale sur tous les fronts.

Aussi, Al-Maliki a déclaré, dans un communiqué diffusé par l’Agence de presse saoudienne (SPA), que : « Les forces conjointes de la côte ouest ont effectué jeudi dernier le redéploiement et le repositionnement de leurs forces militaires sous les directives du commandement des forces conjointes de la coalition, et le processus de repositionnement a été caractérisé par la discipline et la flexibilité, conformément à ce qui est prévu et en accord avec les plans futurs des forces ».

Et il a salué la discipline de toutes les forces militaires des pays de la coalition et de l’armée nationale yéménite, ainsi que des forces conjointes sur la côte ouest, au cours du processus de leur déploiement et de leur repositionnement militaire.

De plus, il a expliqué que les forces conjointes sur la côte ouest ont remporté des victoires qui ont abouti à l’accord de Stockholm après l’intransigeance de la milice terroriste des Houthis à s’asseoir à la table des négociations, et fait de nombreux sacrifices pour restaurer l’État yéménite et mettre fin au coup d’État, et après avoir passé près de 3 ans dans ses positions défensives.

Al-Maliki a indiqué que : « Après que la milice du coup d’État des Houthis ait perturbé l’accord de Stockholm, où les violations ont dépassé plus de 30 000 violations des dispositions de l’accord, le commandement des forces conjointes de la coalition a vu l’importance de redéployer et de positionner ces forces pour devenir plus efficaces et plus souples sur le plan opérationnel pour participer à la bataille nationale de l’armée yéménite, et en termes de garantie de sa sécurité et de ses déplacements dans la zone d’opérations, alors que la milice des Houthis continue de contrôler les trois principaux ports de la mer Rouge (port de Hodeidah, port de Salif, port de Ras Issa) et du fait que les Nations unies ne sont pas en mesure de superviser la mise en œuvre de l’accord. »

En outre, le porte-parole des forces de la coalition arabe a appelé les Nations Unies et leur mission à Hodeidah à jouer leur rôle dans la mise en œuvre de l’accord de Stockholm. Il a également appelé la communauté internationale à faire pression sur la milice terroriste des Houthis pour qu’elle respecte et applique pleinement les dispositions de l’accord.

La milice des Houthis a un bilan noir en matière de violation de l’accord de Stockholm, où les forces conjointes ont surveillé les milices commettant des milliers de violations, y compris ces derniers jours où elles ont envahi les zones libérées et attaqué la ville de Hays et Al-Khoukha, au sud du gouvernorat.

Et Hodeidah comprend un port important qui constitue une ligne de vie pour des millions de Yéménites, mais la milice des Houthis a cherché à en faire un point de lancement pour des attaques navales et une menace pour la navigation internationale.

En effet, l’accord de Stockholm signé le 18 décembre 2018 prévoit le retrait des milices Houthis des trois ports, à savoir le port de Hodeidah, Salif et Ras Issa, puis le retrait des forces gouvernementales et des milices de la ville jusqu’à sa périphérie.

La création d’une zone démilitarisée garantissait que le comité de coordination du redéploiement à Hodeidah, parrainé par les Nations unies, gérerait les ports de Hodeidah et ouvrirait des passages sûrs pour les civils, mais les milices des Houthis n’ont appliqué aucune disposition de l’accord, ce qui a incité les forces conjointes à se redéployer unilatéralement.